Assassinat de Kennedy : les théories du complot les plus folles

Le convoi du Président J. F. Kennedy juste avant son assassinat à Dallas. [OFF / AFP]

Plus de cinquante ans après l'assassinat de John F. Kennedy à Dallas, et alors que des milliers de documents sont déclassifiés ce jeudi 26 octobre, l'affaire alimente encore tous les fantasmes. Le point sur les sept théories du complot qui courent encore aujourd'hui.

Le 22 novembre 1963, le président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy est assassiné à Dallas (Texas) alors que le cortège présidentiel traverse la ville.

Selon la version officielle, basée sur les conclusions de la commission Warren chargée de faire la lumière sur l'affaire, aucun complot n'est à l'origine de cette tragédie : JFK a été assassiné par un homme qui a agi seul, Lee Harvey Oswald. Mais, selon un sondage Gallup de 2003, seuls 19% des Américains adhèrent à la version officielle. Plus de cinquante ans après les faits, les théories les plus folles circulent autour de cette affaire.

Les thèses conspirationnistes ont fait florès dès l'assassinat de Lee Harvey Oswald par Jack Ruby dans les locaux de la police 48h après la mort du président américain. Pour la plupart des tenants des théories du complot, «on» aurait voulu faire taire Oswald. Qui serait ce «on» ? Voici une liste non exhaustives d'hypothèses.

La mafia

La mafia de Chicago aurait organisé l'assassinat du président américain en raison des menaces de l'administration Kennedy - notamment de Robert Kennedy, frère de JFK et ministre de la Justice - visant les intérêts du crime organisé. Robert Kennedy est également mort assassiné en 1968, meurtre qui renforcera les certitudes de ceux qui voient la main de la mafia dans le meurtre de Dallas.

La CIA

L'agence de renseignement américaine n'aurait pas digéré le manque de soutien du président après l'échec du débarquement de la Baie des Cochons à Cuba en 1961. Une théorie également alimentée par la participation d'Allan Dules, ex-directeur de la CIA, à la commission Warren sur l'assassinat, alors que ce dernier avait été démis de ses fonctions par JFK après l'épisode cubain.

Le Vice-Président Lyndon B. Johnson

Le Vice-Président Lyndon B. Johnson profitait directement de la mort de John F. Kennedy en accédant de fait aux fonctions de président. Une raison largement suffisante pour certains. Une théorie alimentée par la mésentente entre les deux hommes et par le fait que JFK envisageait d'écarter Johnson aux élections de 1964.

(Johnson prête serment après l'assassinat de JFK. © Cecil Stoughton-Wh Photographs / JFK presidential library / afp)

Les communistes

Deux éléments sont à l'origine de cette théorie : l'assassinat est survenu quelques mois après la crise des missiles de Cuba, opposant les Etats-Unis et l'Union soviétique. De plus, Lee Harvey Oswald s'était revendiqué marxiste.

L'extrême-droite américaine

L'extrême-droite américaine a souvent été accusée de l'assassinat. Ce, pour plusieurs raisons : cette dernière reprochait à Kennedy de s'être montré trop doux avec les communistes et aussi de vouloir accorder les droits civiques aux noirs américains. Pour marquer la visite de JFK au Texas en novembre 1962, cette mouvance avait organisé une distribution de tracts anti-Kennedy particulièrement virulente.

Le mystérieux homme au parapluie

Sur certaines images du passage du convoi, on peut apercevoir un homme habillé tout en noir avec un parapluie, qu'il ouvre et referme. Un individu au comportement suspect, puisque le temps est ensoleillé ce 22 novembre. Pour certains, cet homme serait un complice du tireur et le geste avec son parapluie était un signal. Pour d'autres, le parapluie était en réalité une arme qui lançait des fléchettes empoisonnées…  

Les extra-terrestres

Quelques temps avant son décès, JFK aurait eu accès à des documents confidentiels sur la question. Aussi, selon cette théorie, le Président américain s'apprêtait à dévoiler au grand public l'existence d'extra-terrestres. Il fallait donc le faire taire.

Pour Philippe Labro, journaliste, écrivain, cinéaste, auteur de «On a tiré sur le président» (Gallimard), qui a vécu la tragédie de l'intérieur comme reporter pour France-Soir, «une grand part de l'opinion n'admet pas la vérité officielle, préférant l'hypothèse d'un complot». De plus, «l'assassinat de Kennedy est tellement inadmissible qu'on ne veut pas se résoudre au fait qu'il s'agit d'un fait divers pathétique», souligne-t-il.

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