La justice espagnole a lancé ce vendredi 3 novembre un mandat d'arrêt européen contre le président destitué de la Catalogne, Carles Puigdemont, actuellement en Belgique.
Quatre de ses ex-«ministres», également en Belgique, sont visés par ce mandat d'arrêt pour «rébellion, sédition, détournements de fonds publics et désobéissance à l'autorité».
Cette mesure fait suite au refus de Carles Puigdemont et des quatre conseillers de comparaître à Madrid devant une juge d'instruction de l'Audience nationale, juridiction spécialisée dans les dossiers complexes.
Confirmant réception du mandat, le parquet fédéral belge a fait savoir qu'il allait «l'étudier».
Peu avant l'annonce de ce mandat d'arrêt, le président catalan destitué avait affirmé, lors d'une interview à la RTFB, être disposé à collaborer avec la justice mais depuis la Belgique. «Je vais aller à la justice, mais à la vraie justice», avait-il souligné lors de cet entretien, enregistré plusieurs heures avant l'émission du mandat d'arrêt.
![[AFP]](http://static.cnewsmatin.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/puigdemont.jpg?itok=JU6V2G-F)