«Fake news» : Bruxelles vous demande votre avis

Une grande consultation publique est ouverte à tous les citoyens européens jusqu à mi-février 2018. Une grande consultation publique est ouverte à tous les citoyens européens jusqu'à mi-février 2018. [Capture d écran du compte twitter de la Commission européenne]

Échaudée par leur prolifération avec les élections américaines puis françaises et allemandes, Bruxelles a finalement décidé de se saisir de l'épineux dossier des «fakes news» (fausses informations). La Commission européenne a lancé ce lundi une consultation publique à destination de tous les citoyens du vieux continent.

Comment différenciez-vous des informations vérifiées des «fake news» ? Quelles sources vous semblent les plus fiables ? Comment pouvez-vous freiner la prolifération des «fake news»?

Voici un échantillon de questions posées aux internautes via une enquête en ligne (en anglais) sur le site de la Commission européenne disponible jusqu'à mi-février 2018.

Les réponses récoltées devront aider Bruxelles à trouver des moyens efficaces pour vérifier la fiabilité d'une information et à s'adapter aux défis posés par l'ère numérique. Suite à cette enquête, des mesures seront annoncées au printemps 2018.

Des contenus qui « déforment notre perception de la réalité»

Ce pouls de l'opinion publique pourrait aussi aider la Commission à peser contre les géants d'internet tels Facebook ou Twitter, qui ne cessent de se déresponsabiliser de leur influence parce qu'ils ne sont pas des médias en tant que tels.

La Commission européenne a également créé un «groupe d'experts de haut niveau» qui devra également formuler des pistes pour «lutter contre la diffusion de fausses nouvelles», d'après le communiqué de Bruxelles.

La question des informations visant à tromper le public, ainsi que leur relai sur les réseaux sociaux, font débat, particulièrement dans le cadre des enquêtes des autorités américaines sur une possible ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016, qui a mené à la victoire de Donald Trump.

La diffusion de ces contenus représente un «problème de plus en plus aigu pour le fonctionnement de nos démocraties parce qu'elle déforme notre perception de la réalité», conclut la Commission.

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