Le Bitcoin est proscrit par l'islam, selon un mufti égyptien

«Le Bitcoin peut nuire à la sécurité économique et sociale du pays», a assuré Shawki Allam. «Le Bitcoin peut nuire à la sécurité économique et sociale du pays», a assuré Shawki Allam. [© ROSLAN RAHMAN / AFP]

Le grand mufti égyptien Shawki Allam a estimé lundi que faire du commerce avec la cryptomonnaie Bitcoin était illicite au regard du Coran.

En circulation depuis 2009, mais interdit d'usage en Egypte, «le Bitcoin peut nuire à la sécurité économique et sociale du pays», a assuré le religieux, précisant que cette monnaie virtuelle présentait le risque de faire tomber le système monétaire et financier qui régit actuellement les sociétés. Selon un de ses conseilleurs, le Bitcoin est même «directement utilisé pour financer le terrorisme».

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Le grand mufti Shawki Allam © REMKO DE WAAL / ANP / AFP

Le lien avec les interdits de l'islam ? Selon Shawki Allam, la cryptomonnaie «ne répond à aucune règle, n'est définie par aucune institution. Elle n'est, par conséquent, pas reconnue par l'islam. Voilà pourquoi elle est prohibée».

«Argent sale»

L'Egypte n'est pas le seul pays à avoir interdit le Bitcoin. En Arabie saoudite, un ministre a récemment annoncé que la monnaie était proscrite dans ses frontières parce qu'«elle était une forme cryptographique de monnaie qui demeure floue et permet aux criminels de rester anonymes». Selon lui, le Bitcoin constituait une porte ouverte «au blanchiment d'argent, au trafic de drogues, à l'argent sale».

Des déclarations qui font du bruit, à l'heure où le Bitcoin, dont la valeur a explosé depuis septembre, est désormais sur toutes les lèvres – celles des ménages qui comptent investir sur le tard dans la monnaie virtuelle, celles des Etats inquiets de voir éclater une nouvelle bulle financière, ou encore celles des hackers qui détournent des millions d'euros depuis leur clavier.

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