La moitié des orangs-outangs de Bornéo ont disparu en 16 ans

Les orang-outangs disparaissent en masse sur l'île Bornéo [Capture YouTube]

Le nombre d’orangs-outangs de l’île de Bornéo, en Asie du Sud-Est, a diminué de moitié entre 1999 et 2015. La déforestation et le braconnage seraient les principales raisons de leur disparition.

Les chercheurs de la revue Current Biology ont dénombré près de 148.000 pertes uniquement sur l’île de Bornéo. Ils ont estimé qu’entre 70.000 et 100.000 orangs-outangs vivaient encore dans la forêt tropicale de l’île. «Nos découvertes sont alarmantes» ont-ils averti dans la chaîne de télévision australienne ABC News. Les orangs-outans de l’île sont en danger d’extinction. 

Le marché noir d’orangs-outangs

A Kalimantan, dans la région Est de l’île de Bornéo, on compte près de 2.500 orangs-outangs tués ou enlevés par des hommes pour être revendus sur le marché noir. Certains les utilisent comme animaux de compagnie quand d’autres aiment leur viande «sucrée».

Ces pratiques se sont amplifiés au cours de la dernière décennie. La semaine dernière, deux hommes avaient été arrêtés pour avoir abattu puis décapité un orang-outang. Des images de son cadavre avaient fait le tour sur les réseaux sociaux.

Une déforestation massive

«Vous avez la plus grande perte d’orangs-outangs dans les zones de perte d’habitat, où il y a la déforestation et la conversion des terres» a précisé Maria Voigt co-auteur de l’étude et membre de l’Institut Max Planck spécialisée dans l’anthropologie évolutionniste.

L’exploitation des palmiers à huile et les zones agricoles dévorent les habitats de ces primates. Selon Serge Wich, «les orangs-outangs sont souvent abattus lorsqu’ils s’aventurent dans les plantations et les petites zones agricoles». Des vidéos sur twitter montrent des singes affamés dans un paysage forestier détruit par les humains.

Des résultats basés sur des données internationales

«Nous avons utilisé une importante compilation de données d’enquêtes sur les orangs-outangs pour modéliser leurs évolutions» a expliqué Maria Voigt. Les résultats sont le fruit de documents à propos des sites où vivent ces primates. Les zones non-exploitées par des scientifiques n'ont donc pas pu être étudiées par les chercheurs de Current Biology. «Dans une grande île comme Bornéo, il est impossible d’aller dans chaque coin de la forêt» a expliqué Serge Wich. 

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