Abus sexuels : Bill Cosby face à ses accusatrices pour un 2e procès

Bill Cosby (à droite) photographié le 5 avril 2018 à Norristown (Pennsylvanie) où son deuxième procès s'ouvre lundi [Mark Makela / POOL/AFP] Bill Cosby (à droite) photographié le 5 avril 2018 à Norristown (Pennsylvanie) où son deuxième procès s'ouvre lundi [Mark Makela / POOL/AFP]

Après un premier procès non concluant, l'acteur et légende de la télévision américaine Bill Cosby affronte lundi, à 80 ans, un nouveau procès pour agression sexuelle. C'est le plus important depuis la naissance du mouvement #Metoo et il s'annonce difficile pour lui

En juin 2017, le premier procès de celui que beaucoup surnommaient affectueusement le «père de l'Amérique», à l'apogée du sitcom «The Cosby Show» (1984-1992) qui l'a rendu célèbre, s'était soldé par une annulation. Les douze jurés réunis dans la petite ville de Norristown, à 30 kilomètres de Philadelphie, étaient restés divisés sur la culpabilité ou non de cet octogénaire, symbole de promotion sociale noire et de droiture morale jusqu'à son inculpation en décembre 2015, accusé d'avoir agressé sexuellement une ancienne basketteuse, Andrea Constand, à son domicile en janvier 2004, après lui avoir fait avaler un puissant sédatif.

Si plus de 60 femmes ont accusé Bill Cosby de les avoir abusées sexuellement au fil des années, le dossier d'Andrea Constand --qui aura 45 ans mercredi-- est le seul dont les faits ne soient pas prescrits. Des allégations qui ne sont pas sans rappeler les nombreuses accusations contre des hommes de pouvoir révélées par le puissant mouvement #MeToo depuis octobre, dont Bill Cosby pourrait faire les frais lors de ce second procès.

«Le mouvement #MeToo ne sera pas dans la salle d'audience mais il l'enveloppera comme un brouillard», a indiqué à l'AFP William Brennan, avocat réputé de Philadelphie. «Il a imprégné les médias et notre société», «comme l'odeur du cigare».

L'influence du #MeToo a d'ailleurs été une des questions-test posées pendant la sélection des jurés. Au final, le panel principal compte sept hommes et cinq femmes et, pour sa composition raciale qui a fait un temps débat, dix Blancs et deux Noirs, comme lors du premier procès. La défense a déposé vendredi une motiion contre l'un des jurés blancs qu'elle soupçonne d'être partial.

 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles