Plus de John que de femmes dans les cercles de pouvoir américains

Plus diplômées que les hommes, les femmes sont moins nombreuses aux postes à responsabilité.[FREDERIC J. BROWN / AFP]

Il est plus facile de croiser des hommes prénommés John dans les cercles de pouvoir américains, que d'y croiser des femmes, rapporte The Upshot. Ce qui démontre le manque de parité aux postes à responsabilité.

Il y a moins de sénatrices républicaines que de sénateurs républicains prénommés John, moins de gouverneures démocrates que de gouverneurs démocrates prénommés John et moins de réalisatrices que de réalisateurs prénommés Michael et James combinés, dans la liste des réalisateurs des 100 films ayant le plus rapportés d'argent en 2017, selon le «Glass Ceiling Index» («l'index du plafond de verre», un «plafond» auquel se heurte un groupe discriminé) de The Upshot.

Le site du New York Times rappelle pourtant que les John ne représentent que 3,3% de la population masculine aux Etats-Unis et les femmes, 50,8% de la population américaine, c'est à dire la majorité. Plus diplômées que les hommes, les femmes sont moins nombreuses aux postes à responsabilité, leur ascension professionnelle étant freinée.

Deux poids, deux mesures

Plusieurs raisons expliquent cet état de fait. En effet selon les études, les femmes sont notamment plus susceptibles de faire des pauses dans leur carrière pour élever leurs enfants et les hommes, plus enclins à embaucher et à prendre sous leurs ailes des personnes qui leur ressemblent : d'autres hommes. Les femmes font également face à l'effet «deux poids, deux mesures». Les postes de direction exigent d'être sûr de soi et ambitieux, des qualités qui deviennent des défauts lorsque l'on parle de femmes.

En plus de montrer de la discrimination et un manque de parité entre les sexes, l'index confirme également un manque de diversité éthnique au sein des lieux de pouvoirs politiques, économiques et éducatifs aux Etats-Unis.

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