Le «Jack l’éventreur chinois» a été exécuté

Gao Chengyong (au centre), au moment de son procès, en mars 2018 [STR / AFP].

La justice chinoise a confirmé ce jeudi matin l’exécution de Gao Chengyong. Surnommé «Jack l’éventreur chinois» pour son mode opératoire, il avait tué onze femmes et fillettes, avant d’être identifié par hasard.

L’homme, âgé de 54 ans au moment de sa mise à mort, s’en prenait à des jeunes femmes, et même des enfants. Sa victime la plus jeune avait seulement huit ans. Il attaquait le plus souvent celles portant des vêtements rouges, en les suivant jusqu’à chez elle. Là, ils les violait puis les tuait, le plus souvent en les égorgeant.

il mutilait certaines victimes

Selon les médias chinois, le serial killer avait même mutilé certaines de ses victimes, en leur enlevant certaines parties du corps, dont l’appareil génital. Il avait alors été baptisé «Jack l’éventreur», en référence au tueur de prostitués du 19e siècle à Londres.

En douze ans (entre 1988 et 2002), le meurtrier avait commis onze crimes, dans le Gansu et la région autonome de Mongolie intérieure. La police n’était parvenue à établir un lien entre les différents assassinats que deux ans après son dernier acte, et avait offert une récompense de 27 000 euros pour obtenir des informations.

identifié par hasard

L’enquête était restée au point mort durant de nombreuses années, avant qu’un test ADN d’un membre de sa famille pour un délit mineur ne permette de faire remonter aux enquêteurs des similitudes avec celui du tueur. La justice avait alors ordonné des tests pour tous les hommes de la famille, permettant l’arrestation en 2016 de Gao Chengyong, 28 ans après son premier meurtre.

Lors de sa condamnation, le tribunal avait indiqué que «les motivations de l’accusé étaient ignobles, ses méthodes extrêmement cruelles, la nature de ses actes abominables». La police avait elle décrit le tueur comme atteint d’«une perversion sexuelle, (qui) hait les femmes».

Vous aimerez aussi

Toulouse Levothyrox : les victimes refusent les expertises médicales
Justice Affaire des «écoutes» : le recours de Nicolas Sarkozy contre son renvoi en correctionnelle rejeté
Samuel Sandler (c), et ses avocats Elie Korchia (d) et Patrick Klugman (g), à leur arrivée au procès en appel d'Abdelkader Merah, le 25 mars 2019 à Paris [Thomas SAMSON / AFP]
Justice Tueries de Mohamed Merah : début du procès en appel du frère du «tueur au scooter»

Ailleurs sur le web

Derniers articles