Attentat à Christchurch : Facebook dit avoir supprimé 1,5 million de vidéos de l'attaque

Avant que Facebook ne réagisse et censure les images, la vidéo a été partagée des milliers de fois sur Twitter, Youtube, WhatsApp ou encore Instagram. [LOIC VENANCE / AFP]

Comme une trainée de poudre. Facebook a annoncé, dimanche 17 mars, avoir procédé à la suppression de près d'1,5 million de vidéos des attentats visant deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch, ayant fait 50 morts.

Et 1,2 million de ces vidéos ont été bloquées dès le téléchargement, a expliqué dans un message Twitter le réseau social américain.

Le terroriste ouvertement revendiqué d'extrême droite a diffusé les images de l'attaque sur Facebook, et ce, pendant près de 17 minutes. Il aurait utilisé pour cela une application connue des amateurs de sports extrêmes.

Facebook critiqué

Avant que Facebook ne réagisse et censure les images, la vidéo a été partagée des milliers de fois sur Twitter, Youtube, WhatsApp ou encore Instagram

Dimanche, la Première ministre de Nouvelle-Zélande a annoncé qu'elle avait été contactée par l'un des dirigeants de Facebook car elle souhaitait s'entretenir au sujet de la diffusion de la vidéo et de l'inaction du groupe pour la supprimer.

Le Premier ministre australien Scott Morrison a également fait part de ses doutes quand à l'efficacité des législations en la matière et des possibilités actuelles. Il a indiqué que les réseaux sociaux avaient «coopéré» depuis l'attaque des mosquées. «Mais je dois maheureusement dire que l'aptitude réelle à aider du côté de ces entreprises technologiquesest très limitée».

Il a ajouté que des «assurances avaient été données» quant au fait que les contenus retirés ne pourraient pas réapparaître. «Il est évident que ce n'est pas le cas». «Donc il y a des discussions très concrètes à avoir au sujet des capacités des réseaux sociaux», a-t-il conclu.

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