Ethiopie: les données des boîtes noires montrent des «similarités claires» avec le crash de Lion Air

Le vol 610 de Lion Air s'était écrasé en mer de Java le 29 octobre 2018, 13 minutes après son décollage[STEPHEN BRASHEAR / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Les données des boîtes noires du Boeing 737 MAX 8 qui s'est écrasé le 10 mars à l'est d'Addis Abeba, faisant 157 morts, ont mis en évidence des «similarités claires» avec le crash en octobre d'un appareil du même type appartenant à la compagnie indonésienne Lion Air, a annoncé dimanche la ministre éthiopienne des Transports.

Des centaines de personnes ont rendu hommage le même jour aux victimes éthiopiennes du crash lors d'une cérémonie en la cathédrale d'Addis Abeba. Dix-sept cercueils recouverts du drapeau éthiopien ont été transportés à travers les rues de la capitale, suscitant une vive émotion des proches.

L'accident en Ethiopie est de fait le second en moins de cinq mois pour le Boeing 737 MAX 8, désormais cloué au sol dans de très nombreux pays, dont les Etats-Unis, sur fond d'interrogations sur les causes de cette catastrophe.

«Lors de l'enquête sur l'enregistreur des paramètres (FDR - Flight data recorder), des similarités claires ont été notées entre le vol 302 d'Ethiopian Airlines et le vol 610 de Lion Air», a déclaré la ministre Dagmawit Moges au cours d'une conférence de presse. Ces parallèles doivent «faire l'object d'une étude plus approfondie». 

La ministre a également précisé que le rapport préliminaire sur les causes du crash en Ethiopie seraient publiées dans 30 jours. 

Les boîtes noires retrouvées sur le lieu du crash - le FDR ainsi que l'enregistreur des discussions dans le cockpit - avaient été envoyées en France pour analyse. Dimanche, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français a annoncé que «les données contenues (dans les boîtes noires) avaient été téléchargées avec succès» et «remises à l'équipe d'enquête éthiopienne».

Eviter un décrochage 

 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles