Le ministre de la Justice dénonce de «graves irrégularités» à la prison où est mort Jeffrey Epstein

Le ministre de la Justice américain William Barr le 1er mai 2019 à Washington DC [Nicholas Kamm / AFP/Archives] Le ministre de la Justice américain William Barr s'est dit «consterné» et «franchement en colère». [Nicholas Kamm / AFP/Archives]

Le ministre américain de la Justice William Barr a dénoncé ce lundi 12 août de «graves irrégularités» à la prison fédérale où a été retrouvé mort samedi matin le financier Jeffrey Epstein, apparemment d'un suicide, et assuré que la justice poursuivrait ses éventuels complices.

M. Barr, qui avait annoncé dès samedi l'ouverture de deux enquêtes sur ce drame, s'est dit «consterné» et «franchement en colère» en apprenant les carences «pour sécuriser de manière adéquate» la prison fédérale de Manhattan où était détenu Jeffrey Epstein depuis début juillet, lors d'une conférence à la Nouvelle Orléans.

«Je vous assure que l'enquête va continuer, visant quiconque complice d'Epstein», a-t-il ajouté.

Les rondes pas respectées

Plusieurs médias avaient indiqué dimanche que le financier, parmi les détenus les plus en vue du pays, avait été laissé seul dans sa cellule alors qu'ils étaient censés être toujours deux, et que les rondes prévues toutes les 30 minutes n'avaient pas été respectées.

Le financier, qui avait été retrouvé blessé le 23 juillet après apparemment une première tentative de suicide, ne bénéficiait par ailleurs plus de surveillance renforcée anti-suicide depuis le 29 juillet.

Jeffrey Epstein, 66 ans, qui fut longtemps proche de nombreuses personnalités du monde politique et de la jet-set, a été retrouvé mort vers 06H30 samedi matin à la prison fédérale de Manhattan, réputée particulièrement sûre, où il attendait son procès qui devait commencer au plus tôt en juin 2020.

Sa mort, plus d'un mois après son arrestation pour de multiples agressions présumées sur mineures, a suscité une vive indignation, notamment parmi ses victimes déclarées qui ne le verront jamais répondre de ses actes devant un tribunal. Il risquait jusqu'à 45 ans de prison.

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