Pour garder son héritage, la veuve du patron de Volkswagen devra rester célibataire

Ursula Piëch dirige les deux fondations qui gèrent la fortune de la famille.[MARCUS BRANDT / DPA / AFP]

Après le décès dimanche 26 août du patron historique de Volkswagen, Ferdinand Piëch, des détails étonnants sur sa succession ont été révélés dans la presse.

Dès 2010, Ferdinand Piëch avait pris soin de préparer sa succession, désignant son épouse Ursula comme héritière.

Elle avait ainsi été propulsée à la direction des deux fondations qui gèrent la fortune de la famille – estimée à 1,1 milliard d’euros – ainsi que les participations financières dans le groupe Volkswagen. A un détail près : Ursula Piëch a interdiction se remarier. Si elle venait à ne pas respecter cette «clause de célibat», la quatrième et dernière épouse du patriarche perdrait tout simplement la main sur l’héritage et la gestion de la fortune familiale, rapporte le quotidien allemand Bild.

12 enfants avec plusieurs femmes

Si une telle clause peut paraitre bien surprenante, elle trouve en réalité son explication dans la complexité du clan. Ferdinand Piëch a eu 12 enfants avec plusieurs femmes, dont deux issus de liaisons, et l’objectif était donc que sa fortune ne soit pas dilapidée.

En 2015, Les Echos expliquaient d’ailleurs qu’Ursula était la seule personne en qui le patron avait confiance à 100% pour «surmonter les rivalités entre les descendants».

Petit-fils de Ferdinand Porsche, Ferdinand Piëch a régné sur l'empire Volkswagen jusqu'en 2015, année lors de laquelle il avait quitté avec fracas la direction du conseil de surveillance du groupe en pleine tempête du «dieselgate». C'est pourtant grâce à lui que Volkswagen était devenu un groupe d'envergure sur le marché automobile mondial, rassemblant les marques VW, Audi, Seat, Bugatti, Lamborghini et Porsche.

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