Des radars capables de traquer l'utilisation du portable au volant avec 100% de réussite

Une période de tolérance de trois mois sera d'abord observée. Mais ensuite, gare aux amendes. [Photo d'illustration / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP].

C'est une première mondiale qui pourrait bien vite séduire d'autres pays. L'Etat australien de la Nouvelle-Galles du Sud a inauguré, ce dimanche 1er décembre, un système inédit de radars capables de verbaliser tous les conducteurs qui utilisent leur smartphone au volant, cela de jour comme de nuit et par tous les temps.

La nouvelle avait été annoncée, deux jours plus tôt, via un communiqué officiel de la Transport for NSW, l'organisme en charge des transports et infrastructures routières de la Nouvelle-Galles du Sud, qui, avec plus de huit millions d'habitants, est le plus peuplé des six Etats que compte l'Australie.

Dans ce communiqué, Andrew Constance, le ministre en charge du dossier, explique avant tout que l'objectif de ces radars de dernière génération est de réduire la mortalité routière de 30 %, d'ici à 2021.

Alors que, selon des statistiques officielles citées par le journal britannique The Guardian, 329 personnes ont perdu la vie sur les routes de Nouvelle-Galles du Sud depuis janvier, et 354 sur l'ensemble de l'année 2018, les autorités imputent en effet ces chiffres préoccupants à une utilisation démesurée du portable en conduisant.

Des caméras renforcées par l'intelligence artificielle

C'est pourquoi, dans ce contexte, la Nouvelle-Galles du Sud a donc décidé de joncher ses routes de ces nouveaux radars aux yeux redoutables.

Proposés en deux modèles différents : l'un fixe, l'autre mobile ; ils font appel à l'intelligence artificielle de façon à pouvoir fonctionner de jour comme de nuit et dans les conditions météo les plus extrêmes, dans le but de débusquer tous les accros du smartphone au volant.

Fini donc les aléas climatiques ou les nuits trop obscures qui, jusqu'ici, pouvaient leur permettre de passer entre les mailles du filet.

Pour autant, les autorités locales ont décidé de faire preuve, dans un premier temps du moins, de pédagogie.

Une période de tolérance de trois mois, puis des amendes élevées

Au cours d'une période-test de trois mois, les conducteurs pris en flagrant délit par l'un de ces radars ne seront en effet pas verbalisés et recevront, à la place, un courrier d'avertissement.

Mais attention. Passé cette période de tolérance, les contrevenants s'exposeront à des amendes comprises entre 344 dollars australiens (211 euros) et 457 dollars (457 euros), ce dernier montant pour le cas où, par exemple, ils ont utilisé leur téléphone près d'une école. Les conducteurs fautifs pourront, en outre, perdre cinq points sur leur permis de conduire.

Mettant en avant le fait que «des études indépendantes ont démontré que ces radars pourraient permettre d'éviter environ 100 accidents mortels et graves en cinq ans», les autorités en appellent, dans le même temps, à la responsabilité de chacun pour jouer le jeu.

«Décider d'utiliser son portable au volant peut avoir des conséquences fatales. Que vous soyez sur une route principale ou sur une route isolée en montagne, il n'y a aucune n’excuse à utiliser son téléphone illégalement», ont-elles ainsi averti.

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