Des nouvelles rassurantes. Hospitalisé à l'hôpital de la Charité, à Berlin (Allemagne), l'opposant russe Alexei Navalny a posté sur le réseau social Instagram, mardi 15 septembre, un message dans lequel il affirme avoir pu se passer de respirateur une journée entière.
«Salut, c'est Navalny ! Je peux encore à peine faire quoi que ce soit, mais hier (lundi), pour la première fois, j'ai pu respirer toute la journée par moi-même. Complètement par moi-même», s'exclame ainsi l'opposant numéro un au Kremlin, victime d'une tentative d'empoisonnement, selon son entourage, le 20 août dernier en Sibérie.
«J'ai pu respirer sans aucune assistance, pas même aidé d'un ventilateur planté dans ma gorge. J'ai beaucoup aimé ça. C'est un processus surprenant et sous-estimé par beaucoup. Je recommande fortement !», ajoute l'homme de 44 ans qui, sur la photo accompagnant son message, apparaît les yeux grands ouverts, entouré de son épouse et de leurs deux enfants.
Une publication, la première depuis l'intoxication, teintée d'une certaine pointe d'humour et très remarquée puisque «likée» («aimée») près d'un million de fois en seulement trois heures.
Une étape décisive sur le chemin de la guérison
Il faut dire qu'Alexei Navalny a effectivement de quoi être soulagé, l'hôpital berlinois de la Charité ayant assuré, dans un communiqué, que l'opposant russe pourra bientôt se passer de ventilation artificielle de façon permanente.
Une victoire pour celui qui a vu sa vie basculer, il y a près d'un mois, alors qu'il buvait un thé à l'aéroport de Tomsk (Sibérie) en attendant un vol pour Moscou. Le politicien achevait alors une tournée d'une semaine auprès de ses partisans locaux en Sibérie. Une fois à bord de l'avion, Navalny avait été pris d'un malaise et avait fini par perdre connaissance après s'être rendu aux toilettes. L'appareil avait dû faire un atterrissage d'urgence à Omsk, où il avait été admis, inconscient, dans un hôpital de la ville.
Son épouse, Loulia Abrossimova, était finalement parvenue, non sans difficulté, à obtenir le feu vert de l'hôpital local et des autorités russes pour le faire transporter, toujours inconscient, en Allemagne, où il se trouve toujours hospitalisé.
Un laboratoire militaire de ce pays a conclu, le 3 septembre dernier, à son empoisonnement par un agent neurotoxique de type Novitchock, connu pour avoir été utilisé à l'époque soviétique, mais ce que Moscou a toujours contesté.
Des laboratoires français et suédois ont néanmoins eux aussi annoncé, lundi 14 septembre, qu'ils confirmaient et validaient les conclusions établies par leurs homologues allemands.
![Les deux candidats du camp de l'opposant russe Alexeï Navalny ont été élus au parlement municipal de Tomsk en Sibérie. [Alexander NEMENOV / AFP] Les deux candidats du camp de l'opposant russe Alexeï Navalny ont été élus au parlement municipal de Tomsk en Sibérie.](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/partisans_navalny_russie_1_5f5f2158529d6.jpg?itok=-ip69MnZ)