La nouvelle était attendue, elle vient d'être officialisée par le principal intéressé. Manuel Valls va quitter la mairie de Barcelone, où il occupait depuis 2019 un poste de conseiller municipal. L'ancien Premier ministre français veut faire son retour dans le jeu politique hexagonal.
«Mon temps de conseiller municipal est révolu. Je vais bientôt rendre ma démission publique», a déclaré Manuel Valls samedi dans une interview au quotidien espagnol El Mundo. Une décision dont la presse espagnole comme française se faisait déjà l'écho depuis plusieurs semaines. Son départ devrait être effectif d'ici au mois de septembre.
En 2018, au moment d'annoncer sa candidature à la mairie de Barcelone, soutenue par le parti libéral anti-indépendantiste Ciudadanos, et son départ de la vie politique française, l'ancien député de l'Essonne avait pourtant fait savoir qu'il resterait «quoi qu'il arrive» dans la capitale catalane. Il avait également déclaré qu'il arrêterait «sans doute» la politique s'il échouait. L'ancien Premier ministre sous François Hollande était arrivé en quatrième position des élections municipales barcelonaises en mai 2019 et avait finalement pris place dans l'opposition.
«Je suis majoritairement français»
Dans son interview à El Mundo, Manuel Valls confirme son intention, maintes fois répétée ces dernières semaines, de s'impliquer de nouveau dans la politique hexagonale. «Maintenant, je sais que je suis majoritairement français : dans mes valeurs, dans ma façon de penser et de faire de la politique», explique le natif de Barcelone, âgé de 58 ans. Dans un autre entretien, publié ce lundi par La Vanguardia, il se dit «inquiet de la situation en France».
Dans son livre «Pas une goutte de sang français» publié en mars dernier, l'ex-ministre de l'Intérieur avait déjà fait part deson «ardent désir d’être utile» aux Français. Multipliant les interventions médiatiques dernièrement, le candidat malheureux à la primaire socialiste de la présidentielle 2017 martèle son envie de jouer un rôle dans l'élection présidentielle 2022, tout en assurant de ne pas vouloir être candidat.
![L'ancien Premier ministre souhaite l'interdiction du salafisme.[ERIC FEFERBERG / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_1ku61x_5f7056b157258_0.jpg?itok=IywWAvQu)