Le Danemark a pris la décision ce mardi 17 décembre de ne pas extrader le militant écologiste canadien Paul Watson vers le Japon, selon son avocat. Cette dernière a précisé que l'Américano-canadien de 74 ans va être libéré.
Une longue détention qui prend fin. Le Danemark a décidé mardi de ne pas extrader vers le Japon le militant écologiste et défenseur des baleines Paul Watson, selon son avocate.
«Il est libre, le ministère de la Justice vient de nous informer qu'il rejetait la demande d'extradition», a déclaré son avocate, Me Julie Stage, ajoutant que le militant allait pouvoir quitter la prison de Nuuk au Groenland où il était en détention provisoire depuis presque cinq mois.
L'Américano-canadien de 74 ans avait été arrêté à Nuuk le 21 juillet après la relance d'une demande émise par le Japon en 2012 via une notice rouge d'Interpol. Il était alors en route avec son navire le John Paul DeJoria pour intercepter un navire-usine baleinier nippon flambant neuf.
Les autorités nippones l'accusaient d'être co-responsable de dommages et blessures à bord d'un navire baleinier japonais en 2010 dans le cadre d'une campagne menée par Sea Shepherd.
Un refus d’extradition motivé par sa «durée de détention»
Le Danemark a fondé son refus sur «la durée totale de la détention de Paul Franklin Watson après son arrestation le 21 juillet 2024 et jusqu'à ce qu'une éventuelle décision d'extradition puisse être exécutée, et sur le fait que les actes pour lesquels l'extradition est demandée remontent à plus de 14 ans, ainsi que de la nature des actes en général», selon la décision danoise.
«Le Japon a tenté de faire taire un homme dont le seul crime est d'avoir dénoncé l'illégalité du massacre industriel maquillé en recherche scientifique», a affirmé l’un des avocats de l’activiste, Me François Zimeray.
Paul Watson «va pouvoir reprendre son action pour le respect de la nature, qui est aussi un combat pour l'humanité et la justice. Nous sommes fiers d'avoir mené aux côtés de ses proches ce combat judiciaire et politique».
«La mobilisation collective a payé»
La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, s’est félicitée de cette nouvelle sur les réseaux sociaux.
Quel soulagement !
Je salue la libération de Paul Watson, après 149 jours de détention au Danemark.
Bon retour à lui parmi les siens.
La mobilisation collective a payé. Bravo à Sea Sheperd et à tous les citoyens qui n'ont cessé de se mobiliser pour lui. C’est votre victoire…— Agnès Pannier-Runacher 🇫🇷🇪🇺 (@AgnesRunacher) December 17, 2024
«Quel soulagement ! Je salue la libération de Paul Watson, après 149 jours de détention au Danemark. Bon retour à lui parmi les siens. La mobilisation collective a payé. Bravo à Sea Sheperd et à tous les citoyens qui n'ont cessé de se mobiliser pour lui. C’est votre victoire à tous !», a assuré Agnès Pannier-Runacher sur X.
EELV a également mis en avant cette information, véritable combat politique mené par ce parti en Europe ces derniers mois.
La justice danoise a finalement décidé de ne pas extrader Paul Watson au Japon.
Après 149 jours de détention, sa libération est un message d'espoir pour la justice environnementale et les activistes menacés dans le monde. 💚🐋https://t.co/RmI8clVcKF— Les Écologistes - EELV (@EELV) December 17, 2024
«La justice danoise a finalement décidé de ne pas extrader Paul Watson au Japon. Après 149 jours de détention, sa libération est un message d'espoir pour la justice environnementale et les activistes menacés dans le monde», a estimé EELV sur le même réseau social.