Une semaine après la violente collision entre un avion de ligne et un hélicoptère militaire à Washington, les 67 personnes décédées ont été retrouvées dans le fleuve du Potomac. Une seule n'a toutefois pas encore été identifiée.
Une nette avancée. Ce mercredi 5 février, les 67 personnes ayant trouvé la mort après la violente collision entre un avion de la compagnie aérienne PSA Airlines et un hélicoptère militaire à Washington, ont été retrouvées.
Lundi, le chef des pompiers de Washington, John Donnelly, avait indiqué que 55 personnes avaient déjà été repêchées et identifiées. Mais ces deux derniers jours, les recherches se sont poursuivies et les sauveteurs ont continué de fouiller les eaux glacées du fleuve Potomac. Ce mercredi, les différents services impliqués dans les recherches ont annoncé avoir «retrouvé (les corps) des 67 victimes de la collision aérienne», précisant dans un communiqué, rapporté par l'AFP, que toutes, sauf une, «ont été identifiées avec certitude». «Nous sommes de tout cœur avec les familles des victimes», ont-ils ajouté, se disant «déterminés à les soutenir dans cette période difficile».
Les recherches dorénavant portées sur la «récupération des débris»
Tous les corps retrouvés, les équipes de sauvetage se concentrent désormais sur «la récupération des débris restants dans le fleuve Potomac». Une mission qui a débuté lundi et qui a déjà permis de retrouver les premiers éléments de l'avion, notamment une partie du fuselage.
Autre avancée notable, les deux boîtes noires de l’appareil, un Bombardier, ont été retrouvées jeudi soir. Leur analyse par l'Agence américaine de sécurité des transports (NTSB) devrait prendre une trentaine de jours, afin d'ensuite établir un rapport préliminaire sur les causes de la catastrophe.
Considéré comme le pire drame aérien aux Etats-Unis depuis 2001, dans lequel tous les passagers à bord des deux appareils ont été tués, ce crash, selon le New York Times, peut être expliqué par le sous-effectif du personnel de la tour de contrôle de l'aéroport Ronald-Reagan, le soir de l'accident (le 29 janvier). Un seul contrôleur, au lieu de deux, assurait le trafic des avions de ligne et des hélicoptères. Ce sous-effectif avait été caractérisé de «problème majeur depuis des années et des années», par le nouveau ministre des Transports, Sean Duffy, sur Fox News.