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Crash d’un avion à Toronto : l'appareil est descendu trop vite lors de son atterrissage, selon le rapport préliminaire des enquêteurs

Un Bombardier CR900 de la compagnie américaine Delta Airlines s'était écrasé à l'atterrissage en février dernier. [TSB/Handout via REUTERS]

L'avion de la compagnie Delta Airlines, qui s'était écrasé à l'atterrissage à Toronto (Canada) avant de s'immobiliser sur le toit en février dernier, a touché la piste à une vitesse trop élevée, selon les premières conclusions des enquêteurs publiées ce jeudi.

Un crash spectaculaire dont les images ont fait le tour du monde. Le 17 février dernier, un avion Bombardier CR900 de la compagnie américaine Delta Airlines s'était écrasé sur la piste de l'aéroport de Toronto, dans le sud du Canada.

L'appareil avait violemment touché la piste lors de son atterrissage avant de s'embraser et de se retourner sur le toit. Miraculeusement, l'accident n'avait fait aucune victime parmi les 80 personnes à bord, même si 21 d'entre elles ont été blessées.

Le taux de descente de l'appareil incriminé

Immédiatement, une enquête avait été déclenchée pour comprendre comment un tel crash avait pu avoir lieu. Et le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a rendu son rapport préliminaire ce jeudi.

Quelques secondes avant l'atterrissage, une alerte a retenti dans le cockpit pour prévenir l'équipage d'«un taux de descente élevé». Une seconde avant de toucher le sol, l'avion descendait à une vitesse de 335 mètres par minute alors que l'appareil est conçu pour absorber à l'atterrissage 220 mètres par minute, a précisé le rapport.

Des rafales de vents ont soufflé au moment de l'atterrissage

Lorsque les roues ont touché le tarmac, une partie du train d'atterrissage droit s'est «rompue» et «s’est pliée en position rentrée». La partie de l'aile ce dernier et fuselage s'est alors détachée, libérant un nuage de carburéacteur qui a pris feu», a poursuivi le rapport.

«L’aéronef a ensuite commencé à glisser sur la piste. Le fuselage a glissé le long de la piste 23, basculant vers la droite jusqu’à ce qu’il se renverse», ont conclu les enquêteurs. Il n'est pas encore possible de déterminer précisément ce qui a causé le crash, même si des rafales de vent ont soufflé sur la piste au moment de l'atterrissage.

«Il s'agit d'une enquête complexe, et plusieurs aspects demandent encore des analyses approfondies afin que nous puissions tirer des conclusions définitives», a déclaré dans une vidéo Yoan Marier, président du BST, sans préciser quand serait diffusé le rapport final, ce qui peut intervenir dans plusieurs années.

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