La bourse de Mexico a terminé vendredi sur une forte baisse (-4,87%) dans le sillage des bourses asiatiques, européennes et des Etats-Unis, préocupées par les droits de douane imposés par le président américain Donald Trump. Jeudi, l'indice de la BMV avait pourtant clôturé en légère hausse (+0,54%). Mercredi, le président américain avait imposé des tarifs douaniers réciproques à toute une série de pays, mais pas au Mexique, son premier partenaire commercial.
La hausse des droits de douanes dans le monde, déclenchée par le président américain Donald Trump, va "frapper les vulnérables et les pauvres" le plus durement, a dénoncé vendredi Rebeca Grynspan, secrétaire générale de l'ONU commerce et développement (CNUCED).
"L'heure est à la coopération, et non à l'escalade", a souligné Mme Grynspan, ajoutant que "les règles du commerce mondial doivent évoluer pour tenir compte des défis actuels, mais elles doivent le faire en plaçant la prévisibilité et le développement au cœur de leurs préoccupations, afin de protéger les plus vulnérables".
La Bourse New York a chuté vendredi de près de 6%, pour la deuxième séance consécutive, les investisseurs laissant éclater leurs craintes quant à l'état de l'économie américaine en raison de la vaste offensive commerciale lancée par le président américain Donald Trump. Le Dow Jones a perdu 5,50%, l'indice Nasdaq a fondu de 5,82% et l'indice élargi S&P 500 a lâché 5,97%, sa pire séance en Bourse depuis la crise du Covid-19 en 2020.
Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, a déclaré vendredi à ses homologues américains que les nouveaux droits de douane de 20% imposés par le président Donald Trump à l'Union européenne étaient "injustifiés", tout en réitérant l'engagement de l'UE à mener des "négociations sérieuses".
Après un échange "franc" de deux heures avec le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick et le représentant de la Maison-Blanche au Commerce Jamieson Greer, M. Sefcovic a déclaré sur X: "J'ai été clair: les droits de douane américains sont préjudiciables et injustifiés. Les relations commerciales (entre l'UE et les États-Unis, NDLR) ont besoin d'une nouvelle approche. L'UE s'est engagée à mener des négociations sérieuses, mais elle est également prête à défendre ses intérêts."
La Bourse de New York a chuté après que le président de la banque centrale américaine (Fed) a déclaré vendredi que les droits de douane mis en place par Donald Trump risquaient de se traduire par moins de croissance, plus d'inflation et plus de chômage aux Etats-Unis. Vers 15H40 GMT, le Dow Jones perdait 3,63%, l'indice Nasdaq lâchait 4,30% et l'indice élargi S&P 500 cédait 4,01%.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) américaine Jerome Powell a déclaré vendredi qu'il était "trop tôt" pour ajuster la politique monétaire de l'institution faute de pouvoir évaluer les conséquences de la vague de nouvelles taxes sur les produits importés aux Etats-Unis. "Il est trop tôt pour dire quelle est la politique monétaire appropriée", a dit le patron de la banque centrale américaine à la fin d'un discours prononcé à Arlington (Virginie), à deux pas de la capitale américaine.
Le président de la banque centrale américaine (Fed) a déclaré vendredi que les droits de douane mis en place par Donald Trump allaient "probablement augmenter l'inflation" et qu'ils risquaient d'accroître le chômage et de ralentir la croissance aux Etats-Unis. Les taxes sur les produits importés seront "significativement plus étendues qu'anticipé", ce qui va "probablement augmenter l'inflation dans les trimestres qui viennent" et aboutir à une "croissance ralentie", a affirmé Jerome Powell dans un discours, évoquant aussi un "risque accru pour l'emploi".
Le président de la banque centrale américaine (Fed) a déclaré vendredi que les droits de douane mis en place par Donald Trump allaient "probablement augmenter l'inflation" et qu'ils risquaient d'accroître le chômage et de ralentir la croissance aux Etats-Unis. Les taxes sur les produits importés seront "significativement plus étendues qu'anticipé", ce qui va "probablement augmenter l'inflation dans les trimestres qui viennent" et aboutir à une "croissance ralentie", a affirmé Jerome Powell dans un discours, évoquant aussi un "risque accru pour l'emploi".
Le ministre de l'Industrie Marc Ferracci a annoncé vendredi la tenue mardi à Paris d'un Conseil national de l'industrie pour faire face à la crise commerciale déclenchée par la hausse des droits de douanes aux Etat-Unis. "Je convoquerai dès ce mardi un conseil national de l'industrie à Bercy, pour faire un point sur cette situation absolument exceptionnelle et préoccupante, avec l'ensemble des filières, et les représentants à la fois des employeurs et des salariés", a déclaré le ministre lors d'un déplacement chez Airbus près de Toulouse.
Donald Trump n'a pas affaibli l'engagement collectif de sécurité pris par tous les membres de l'Otan, en vertu de l'article 5 de l'organisation, a assuré le secrétaire général de l'Alliance Mark Rutte dans un entretien avec l'AFP. "Il n'a pas affaibli l'article 5. Il est attaché à l'Otan, il est attaché à l'article 5", a-t-il assuré, balayant les doutes entourant l'engagement du président américain pour la défense du continent européen.
La Bourse de New York continue de glisser vendredi, en proie à de larges inquiétudes après la riposte rapide et ferme de Pékin face à la salve de nouveaux droits de douane imposée par Donald Trump mercredi. Vers 15H00 GMT, le Dow Jones perdait 3,39%, l'indice Nasdaq lâchait 4,55% et l'indice élargi S&P 500 s'enfonçait de 4,05%, après avoir brièvement plongé de plus de 5%.
Donald Trump a affirmé vendredi sur sa plateforme Truth Social que la Chine "paniquait", après la réplique de Pékin aux nouvelles taxes douanières imposées par les Etats-Unis. "La Chine a mal joué le coup, ils ont paniqué - la seule chose qu'ils ne peuvent pas se permettre de faire", a écrit le président américain en lettres majuscules.
Donald Trump a affirmé vendredi dans un message sur sa plate-forme Truth Social qu'il ne "changerait jamais de politique" tandis la guerre commerciale qu'il a lancée fait plonger les marchés mondiaux.
"Aux nombreux investisseurs qui viennent aux Etats-Unis investir d'énormes montants d'argent, sachez que je ne changerai jamais de politique. C'est un bon moment pour devenir riche, plus riche que jamais!", a écrit le président américain, en lettres majuscules.
L'indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, a effacé vendredi tous les gains cumulés depuis le 1er janvier, chutant face à l'escalade des tensions commerciales opposant les États-Unis et la Chine.
Vers 13h50, le CAC 40 plongeait de 3,83%, entraîné par la chute de Société Générale (-10,21%), ArcelorMittal (-9,01%), Saint-Gobain (-8,30%), Schneider Electric (-6,81%) ou encore Stellantis (-7,45%).
L'ensemble des Bourses européennes, déjà plombées jeudi, plongeaient vendredi après les annonces de rétorsion de la Chine, qui va imposer des droits de douane supplémentaires de 34% sur les produits américains dès le 10 avril selon l'agence d'Etat.
Face à cette escalade commerciale entre les deux premières puissances économiques du globe, la réaction a été immédiate sur les marchés: vers 10H35 GMT, la Bourse de Francfort dévissait de 4,46%, Paris chutait de 3,83% et Londres de 3,48%, Milan dégringolait de 7,18% et Madrid de 5,66%.
Déjà plombé par les annonces douanières de Donald Trump, les cours du pétrole dégringolaient un peu plus vendredi, avec une chute de plus de 5%, après la réaction de la Chine d'imposer des droits de douane de 34% sur les produits américains.
Vers 10H30 GMT (12H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, chutait de 4,99% à 66,64 dollars, après avoir atteint un plus bas depuis décembre 2021, à 66,53 dollars. Le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, pour livraison en mai, s'enfonçait de 5,23% à 63,45 dollars.
La Chine a annoncé vendredi avoir saisi l'Organisation mondiale du commerce (OMC) au sujet des droits de douane imposés par les États-Unis sur ses exportations.
"La Chine a déposé une plainte dans le cadre du mécanisme de règlement des différends de l'OMC", a déclaré le ministère du Commerce de Pékin dans un communiqué.
Plus d'informations à venir
Les Bourses européennes ont ouvert en baisse vendredi, au surlendemain des annonces de droits de douane massifs sur les produits importés aux Etats-Unis, qui ont causé un séisme sur les marchés financiers la veille.
En attendant d'en savoir davantage sur la réaction des partenaires commerciaux des Américains, les principaux indices boursiers européens continuaient de baisser: dans les premiers échanges, Paris cédait 0,86%, Francfort 0,70%, Zurich 0,86% et Milan 1,55%.
La riposte européenne aux droits de douane massifs annoncée par le président américain Donald Trump peut aller "au-delà des droits de douane", a indiqué vendredi le ministre français de l'Economie, Eric Lombard, évoquant normes, échange de données ou outils fiscaux.
"On va riposter sur un ensemble de produits sur lequel on ne risque pas de désorganiser l'échelle de valeur en Europe", a ajouté le ministre sur BFMTV/RMC. "La riposte peut être très vigoureuse et il ne faut pas qu'on riposte exactement avec les mêmes armes parce que si on fait comme les Etats-Unis (...), on va avoir aussi un effet négatif en Europe", avec inflation et baisse de la croissance, a-t-il souligné.
Manon Aubry, sur la guerre commerciale lancée par Donald Trump: «La réponse de l'Union européenne est à la traine» dans #LaGrandeInterviewpic.twitter.com/RqwjS1baET
— CNEWS (@CNEWS) April 4, 2025
Le constructeur automobile japonais Nissan a annoncé vendredi réviser ses plans de réduction de sa production aux États-Unis afin d'y maintenir des volumes "exemptés de droits de douane", et va cesser de commercialiser dans le pays deux modèles de SUV produits dans une usine du Mexique.
La production du Nissan Rogue "sera maintenue dans l'usine de Smyrna, au Tennessee, afin de maintenir aux États-Unis un plus grand volume localisé exempté des nouveaux droits de douane", a-t-il expliqué, au lendemain de l'entrée en vigueur de surtaxes américaines de 25% taxant les voitures importées.