Au mois d'août 2021, la responsable britannique d'une équipe du don du sang réalisait un test de Myers-Briggs (MBTI) sur le thème de «Star Wars» dans le cadre d'un team building. Mais tout ne s'est pas déroulé comme prévu.
Un team building aux effets contre-productifs. Bientôt quatre ans après avoir participé à un test de Myers-Briggs avec l'équipe qu'elle dirigeait, Lorna Rooke, alors employée au NHS, le service de santé britannique, a obtenu l’équivalent de 35.000 euros en réparation du préjudice qu’elle a subi lorsque l'une de ses collègues - profitant de son absence pour passer un coup de téléphone - a passé ledit test en son nom, avant d'indiquer aux participants que leur responsable avait le même type de personnalité que Dark Vador, à en croire les résultats obtenus.
Pour rappel, ce test de personnalité établit un classement en seize catégories en fonction de leur degré d’introversion des personnes. Mais il prend également en compte leur niveau d’intuition, du fait qu’elles sont guidées par des pensées ou des sentiments et de la manière dont elles jugent ou perçoivent le monde qui les entoure. Dark Vador, lui, est un personnage central de la saga «Star Wars», et l’un des méchants les plus emblématiques de l’histoire du cinéma.
Une comparaison qui l'a rendue «impopulaire»
D'après les explications que Lorna Rooke a fourni au tribunal de Croydon, situé au sud de Londres, cette comparaison l’avait rendue «impopulaire» auprès de l'équipe de don du sang qu'elle dirigeait, la conduisant à démissionner. La plaignante avait également évoqué ses crises d’anxiété et sa dépression, qui découlaient, selon elle, de son environnement de travail, relate la BBC.
Dans la salle d'audience, la juge Kathryn Ramsden a rejeté l’argument selon lequel cette catégorie présente des attributs positifs et rassemble notamment les «personnes très concentrées qui rassemblent les équipes.»
«Dark Vador est un méchant mythique de la saga Star Wars», a au contraire souligné la juge au cours du procès. Elle a par ailleurs estimé qu’une telle comparaison était «insultante» et que Lorna Rooke avait effectivement subi un «préjudice.»
Néanmoins, la plaignante a été déboutée de sa plainte concernant le licenciement abusif dont elle estimait avoir été victime, la juge considérant que ce n’était pas la raison qui avait provoqué à sa démission.