Condamnés pour leur rôle dans l’assaut du Capitole à Washington en janvier 2021, puis graciés par Donald Trump en 2025, cinq militants d’extrême droite réclament un dédommagement financier de 100 millions de dollars à la Justice américaine.
Une somme astronomique. Cinq membres d'un groupe d'extrême droite américain graciés par Donald Trump après leur condamnation pour leur rôle dans l'assaut du Capitole à Washington réclament réparation.
Dans leur plainte au civil, déposée ce vendredi devant un tribunal fédéral en Floride, ces membres des Proud Boys affirment avoir été victimes d'une «persécution politiquement motivée» visant à punir des soutiens du républicain Donald Trump, qui était alors en fin de premier mandat.
Les cinq hommes demandent donc une compensation financière de 100 millions de dollars au ministère de la Justice pour réparer le préjudice dont ils estiment avoir été victimes. Parmi eux figure Enrique Tarrio, condamné à 22 ans de prison, soit la plus lourde peine prononcée pour l'assaut contre le Capitole.
Une oppression politique
Pour rappel, le 6 janvier 2021, des centaines de partisans de Donald Trump avaient pris d'assaut ce bâtiment, sanctuaire de la démocratie américaine, pour tenter d'y empêcher la certification de la victoire du démocrate Joe Biden.
Plus de 140 agents de police avaient été blessés et quelque 1.600 personnes arrêtées et inculpées, dont plus de 1.270 par la suite condamnées. Dès le premier jour de son second mandat, le 20 janvier, Donald Trump les avait graciés ou avait commué leur peine en période de prison déjà purgée.
Selon les cinq plaignants, l'administration de Joe Biden et les procureurs chargés des poursuites se sont servis «éhontément et abusivement du système judiciaire américain et de la Constitution pour punir et opprimer les alliés politiques» de Donald Trump.
Le mois dernier, la nouvelle administration républicaine avait décidé de verser près de cinq millions de dollars à la famille d’Ashley Babbitt abattue par un agent de police lors de l'assaut contre le Capitole.
L'affaire devait être jugée mais le ministère de la Justice avait fait marche arrière après la victoire de Donald Trump à la présidentielle l'an passé et décidé de trouver un accord à l'amiable avec la famille.