À l’occasion d’un discours sur une base militaire ce mardi 10 juin, Donald Trump, qui réagissait aux émeutes ayant lieu à Los Angeles, a appelé l’Europe à agir contre «l'immigration hors de contrôle (…) avant qu'il ne soit trop tard».
Une mise en garde. Alors que des affrontements ont lieu à Los Angeles (États-Unis) depuis vendredi entre forces de l'ordre et des manifestants opposés aux expulsions musclées de sans-papiers, Donald Trump a mis en garde l’Europe face à sa propre situation.
«Comme le monde entier peut désormais le constater, l'immigration hors de contrôle conduit au chaos, au dysfonctionnement et au désordre. Et vous savez quoi ? C'est aussi le cas en Europe. C'est ce qui se passe dans de nombreux pays d'Europe», a-t-il ainsi déclaré ce mardi 10 juin lors d'un discours sur une base militaire.
«Ils n'aiment pas quand je le dis mais je le dis haut et fort. Ils feraient mieux de faire quelque chose avant qu'il ne soit trop tard», a ajouté Donald Trump.
Le vice-président JD Vance avait déjà attaqué avec virulence les pays européens dans un discours retentissant à la conférence sur la sécurité de Munich, en février dernier, jugeant qu'il n'y avait pas de problème «plus urgent» que l'immigration clandestine sur le continent.
Un enjeu de «civilisation»
Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, la Maison-Blanche présente la lutte contre l'immigration clandestine comme un enjeu de «civilisation» et a mis en place une politique d’expulsion très stricte.
Cette dernière a entraîné une réaction très forte à Los Angeles (Californie), où des manifestants ont dénoncé des raids de la police fédérale de l'immigration (ICE) contre les sans-papiers.
Depuis vendredi, des affrontements ont éclaté avec les forces de l’ordre entraînant le déploiement de forces supplémentaires sur décision de la Maison-Blanche et la mise en place d’un couvre-feu dans le centre-ville imposé par la maire Karen Bass.
«Cette anarchie ne se poursuivra pas. Nous ne permettrons pas que des agents fédéraux soient attaqués et ne laisserons pas une ville américaine être envahie et conquise par des ennemis étrangers», a indiqué Donald Trump, qui a qualifié les manifestants «d’animaux».