Malgré des prix à la hausse aux Etats-Unis, Donald Trump a semblé peu préoccupé par la situation, allant même jusqu'à déclarer qu'il «aimait l'inflation».
Une nouvelle déclaration qui va faire parler. Interrogé sur la hausse des prix dans son pays, le président américain Donald Trump a balayé d'un revers de main l'idée qu'il s'agirait d'un souci, tenant même un discours positif auprès des médias présents dans le Bureau ovale. «Les chiffres étaient supers (...) j'aime l'inflation», a-t-il dit.
Le locataire de la Maison Blanche a ensuite déclaré que l'inflation allait «tomber comme une pierre» une fois le conflit en Iran terminé.
Des déclarations «sorties de leur contexte»
L'opposition n'en demandait pas tant. Ainsi, le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer a réagi aux propos du président américain : «Trump a vraiment dit "J'aime l'inflation". Devant les caméras. Pour que tous les Américains l'entendent. Son mépris pour vous n'a pas de limite» a-t-il déclaré sur X.
Le républicain Mike Johnson, président de la Chambre des représentants, a tenté de minimiser la portée des paroles de Donald Trump, affirmant qu'elles ont été «sorties de leur contexte».
Les derniers chiffres officiels montrent une augmentation des prix sur un an de 4,2% en mai contre 3,8% en avril. Une inflation qui ne cesse de s'accélérer depuis le déclenchement de la guerre en Iran le 28 février dernier.
L'indice des prix à la consommation (CPI) avait commencé à décroître en fin d'année 2025 et s'était stabilisé autour de 2,4% début 2026. Toutefois, il a décollé dès mars, coïncidant ainsi avec le début du conflit en Iran.
Une situation fâcheuse pour le président américain, largement élu en 2024 sur la question du pouvoir d'achat et la promesse d'enrayer les problèmes liés à l'inflation, qui était déjà à un taux élevé lorsque le président démocrate Joe Biden était en fonction.
L'augmentation du coût de la vie accroît la pression sur le président américain alors que se profilent les élections de mi-mandat le 3 novembre prochain.