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«2% du PIB réservé à la Défense» : quels sont les pays de l’Union européenne qui respectent cette règle de l’Otan ?

Les États membres de l’OTAN se sont engagés, il y a 19 ans, en 2006, à consacrer au moins 2 % de leur PIB aux dépenses militaires. [Ozan KOSE / AFP]

En 2024, une majorité de pays européens a consacré au moins 2 % de son PIB au domaine de la défense, comme cela était souhaité. Une progression rapide qui peut s'expliquer par le conflit entre la Russie et Ukraine et les pressions renouvelées des États-Unis sur leurs alliés.

Les États membres de l’Otan se sont engagés, il y a 19 ans, en 2006, à consacrer au moins 2 % de leur PIB aux dépenses militaires. Un objectif qui n'a pas été atteint durant de longues années, mais qui tend à devenir réalisable depuis un fort regain d’intérêt des différents pays avec l’invasion russe de l’Ukraine en 2022. 

En 2024, selon les dernières estimations de l’organisation, 23 des 32 pays membres respecteraient cette règle, contre seulement 10 en 2023. Parmi les bons élèves, la Pologne se distingue avec 4,12 % de son PIB consacré à la défense, un record en Europe.

La Pologne et l'Estonie (3,43%) devancent même les États-Unis (3,38 %), bien que ces derniers restent les plus gros contributeurs en valeur absolue. Suivent la Lettonie (3,15 %), la Lituanie (2,85 %) ou encore la Finlande (2,41 %). Tous ces pays, situés à proximité immédiate de la Russie ou de la Biélorussie, ont revu à la hausse leurs priorités sécuritaires.

La Belgique, l’Italie et L'Espagne en retrait

La République tchèque, de son côté, a inscrit dans la loi l’objectif des 2 % et affirme l’avoir atteint début 2024. D’autres États, comme la Roumanie (2,25 %), la Suède (2,14 %) ou l’Allemagne (2,12 %), franchissent tout juste ce seuil symbolique. La France, avec 2,06 %, se situe dans la moyenne basse des pays conformes.

En revanche, plusieurs pays restent en retrait. La Belgique (1,30 %) ou l’Italie (1,49 %) n’ont pas encore atteint l’objectif. L'Espagne (1,28%), le Luxembourg (1,29%) et la Slovénie (1,29%) ferment la marche, aux côtés de pays non membres de l’OTAN comme l’Autriche (1%), Malte (0,5%) ou l’Irlande (0,2%), qui ne sont pas soumis à cette exigence. 

Selon l’Otan, tous les membres ont cependant augmenté leur effort de défense depuis 2014, et la tendance pourrait se poursuivre. Donald Trump, candidat à la présidentielle américaine, appelle désormais à relever cet objectif à 5 % du PIB, en distinguant 3,5 % pour la défense directe et 1,5 % pour des dépenses connexes (infrastructures, cybersécurité, soutien à l’industrie). 

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