En conflit avec l’Inde au début du mois mai, le Pakistan a annoncé, ce samedi, avoir proposé Donald Trump au prix Nobel de la paix, un mois et demi après que le président américain a déclaré, à la surprise générale, un cessez-le-feu entre Islamabad et New Delhi.
Une information surprenante. Un mois et demi après que Donald Trump a annoncé, à la surprise générale, un cessez-le-feu entre Islamabad et New Delhi, le Pakistan a proposé, ce samedi 21 juin, le président américain au prix Nobel de la paix.
Pour rappel, du 6 au 10 mai dernier, les deux puissances nucléaires, voisines et rivales depuis leur partition sanglante en 1947, sont entrées dans un conflit armé et ont fait redouter au monde entier le point de non-retour.
Les États-Unis, de réels médiateurs ?
Mais les tensions se sont terminées après l’annonce, sur le réseau social de Donald Trump, d'un cessez-le-feu obtenu, selon l'hôte de la Maison Blanche, à l'issue «d'une longue nuit de négociations organisées par les Etats-Unis».
Depuis, Islamabad n’a pas manqué de saluer l’action de Washington, longtemps son grand partenaire militaire dans la «guerre contre le terrorisme» avant de se retirer d'Afghanistan et de délaisser la région.
En revanche, de son côté, le Premier ministre indien Narendra Modi insiste sur le fait qu'il n'y a eu aucune médiation américaine pour parvenir au cessez-le-feu. Mais le président américain assure être derrière une demi-douzaine d'accords de paix ou simplement le maintien de bonnes relations de voisinage ces dernières années.
D’ailleurs, Donald Trump s’est plaint, dans un long message sur son réseau social dans la nuit, de ne pas avoir obtenu de prix Nobel pour cela.
Alors que le Pakistan a échappé de peu à la faillite en 2023 grâce à un énième prêt du Fonds monétaire international (FMI), Islamabad ne cesse de lancer des appels du pied aux capitales étrangères, Washington en tête, espérant qu'elles investissent dans ses ressources minières.
Face à cela, le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Mounir, a proposé, mercredi, lors d’un déjeuner avec Donald Trump à Washington, «un partenariat aux bénéfices mutuels». Il a notamment «minerais», «cryptomonnaies» et «intelligence artificielle», autant de domaines dans lesquels le président américain investit personnellement.