Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a jugé «inacceptable» la frappe israélienne ayant touché la prison d’Evin, en Iran, ce lundi. Selon le chef de la diplomatie française, les deux Français détenus dans cette prison «n’auraient pas été touchés».
Le quai d’Orsay ne cache pas son inquiétude. Ce lundi, Jean-Noël Barrot a qualifié la frappe israélienne sur la prison d’Evin «d’inacceptable». Le ministre des Affaires étrangères a rappelé que Cécile Kohler et Jacques Paris, les deux Français retenus en otage depuis trois ans, se trouvaient à l’intérieur du site bombardé.
«J’ai demandé de leurs nouvelles et leur libération immédiate à mon homologue iranien», a-t-il ajouté sur X.
— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) June 23, 2025
De son côté, le président Emmanuel Macron a estimé, lors d’une conférence de presse à Oslo, que cette frappe n’avait «rien à voir» avec les «objectifs affichés» de destruction du programme nucléaire iranien et avait «mis en danger» des civils.
Les otages hors de danger
Le ministre a indiqué que Cécile Kohler et Jacques Paris «n’auraient pas été touchés» par les dommages causés par cette frappe israélienne. Le chef de la diplomatie française a exigé «un accès consulaire au plus vite», ainsi que l’arrêt des hostilités pour laisser place à la négociation.
Alors que la guerre continue entre Israël et l’Iran, Jean-Noël Barrot a annoncé, dans la nuit de dimanche à lundi l'arrivée à l'aéroport d'Orly de «160 Français» rapatriés depuis l’Etat hébreu, en raison des tensions croissantes aux Proche et Moyen-Orient, avant «deux autres vols à venir».
L'avion, parti d'Amman en Jordanie, a atterri tard dans la nuit. La France a entrepris de rapatrier dans un premier temps des citoyens jugés «vulnérables», alors qu'il compte 250.000 ressortissants en Israël.