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Sommet de l'Otan : guerre en Ukraine, Israël-Iran, commerce... Ces sujets brûlants qui ne seront pas abordés

Le sommet de l'Otan a commencé ce mardi, dans la soirée, avec un dîner gala, à l’invitation du roi des Pays-Bas [Toby Melville / REUTERS]

Le sommet de l'Otan devrait s'abstenir d'aborder la guerre russo-ukrainienne et le conflit au Proche-Orient ce mercredi. Les Alliés n'ont qu'un thème en ligne de mire : l'augmentation du taux de PIB à investir dans la défense de chaque pays. 

Certains sujets, bien que brûlants, ne devraient pas être officiellement abordés au cours du sommet de l’Otan. À La Haye (Pays-Bas), la réunion devrait être courte et condensée, pour éviter tout impair, notamment face au président américain Donald Trump.  

Ainsi, le sommet sera centré sur un seul et unique thème : celui des dépenses militaires, et non les conflits en cours entre l’Ukraine et la Russie, ou la guerre au Proche-Orient. De même, la guerre commerciale imposée par Donald Trump il y a plusieurs semaines ne devrait pas être un sujet discuté.

La conflit russo-ukrainien «ne sera pas tranché à La Haye»

«Si le sommet se passe à peu près normalement, ce sera une victoire», a résumé Camille Grand auprès de l'AFP, du Conseil européen pour les affaires étrangères. «Mais les inconnues restent nombreuses. Les questions non tranchées aussi», a-t-il souligné. 

«Le nœud gordien Russie-Ukraine ne sera pas tranché à La Haye. Pourtant c’est ce qui motive les Européens à dépenser plus...», a ajouté Camille Grand. Néanmoins, Donald Trump devrait d’ailleurs rencontrer son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, mercredi en début d’après-midi. Ils pourraient, selon un haut responsable de la présidence ukrainienne, discuter des sanctions contre la Russie.  

Concernant les dépenses militaires, les États-Unis n’ont cessé de le rappeler : les pays européens de l’Otan et le Canada doivent payer plus pour leur défense, et y investir davantage de leur PIB. Et, la déclaration finale du sommet de La Haye devrait s’accorder sur les demandes du président américain : le texte final ne devrait comprendre que cinq paragraphes, dont le plus important concernant les 5% de Produit intérieur brut consacré à la défense.  

Néanmoins, quelques pays se sont déjà montrés réticents et affirment avoir une exemption, comme l’Espagne ou encore, la Belgique.  

Une réunion courte pour éviter que Donald Trump ne «s'ennuie»

Le sommet avait commencé ce mardi, dans la soirée, avec un dîner gala, à l’invitation du roi des Pays-Bas. Normalement, ce mercredi, il ne devrait être constitué que d’une seule et unique séance de travail, elle-même très courte.  

En effet, les Alliés se pencheront sur cette déclaration pendant 2h30 seulement. Tout est fait pour que Donald Trump «ne s’ennuie pas dans des réunions interminables où il doit rester des heures après voir prononcé son propre discours», a expliqué Jamie Shea, un ancien responsable de l’Otan.  

Bien évidemment, malgré ces précautions et le temps limité, un «incident» est toujours possible. Par exemple, au cours de son premier mandat et premier sommet en 2018, Donald Trump s’en était pris à l’Allemagne et avait eu un échange glacial avec Jens Stoltenberg, qui était à la tête de l’Otan. Au moment de la traditionnelle photo, le président américain avait même bousculé le dirigeant du Monténégro.

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