Les pays de l'Otan se sont engagés, ce mercredi, à investir 5% de leur produit intérieur brut (PIB) à la défense, à l'occasion d'un sommet à La Haye (Pays-Bas). Donald Trump salue «un grand succès».
C'est officiel : les pays de l'Otan se sont engagés à investir 5% de leur PIB en faveur de la défense et de la sécurité en 2035, dans la déclaration finale du sommet de l'Alliance Atlantique à La Haye (Pays-Bas), ce mercredi.
Au total, c'est donc 32 pays qui prévoient une hausse drastique des dépenses de sécurité. Dans le détail, 3,5% devraient être accordés à la défense directe, et 1,5% aux dépenses connexes (infrastructures, cybersécurité, soutien à l’industrie).
Cette augmentation intervient face à la menace russe, la guerre au Proche-Orient et sous la pression du président américain Donald Trump. Jusqu’ici, l’objectif était affiché à 2% du PIB, conformément à une décision de 2006.
En parallèle, les membres de l'Otan ont réaffirmé leur «engagement inébranlable» à se défendre mutuellement en cas d'attaque.
L'Espagne estimait disposer d'une exemption
L'Espagne aurait ainsi signé le texte, malgré un investissement qui était encore flou il y a quelques jours : le pays avait manifesté son opposition la semaine dernière, mais plusieurs diplomates de l’Alliance avaient assuré qu’un compromis avait été trouvé, après d’intenses négociations. Ce compromis reprendrait l'objectif de 5%, sans aucune exemption, avaient-ils souligné.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez avait affirmé le contraire : «L'Espagne vient de conclure un accord avec l'Otan (...) qui nous permettra de respecter nos engagements envers l'alliance Atlantique (...) sans avoir à augmenter nos dépenses de défense jusqu'à 5% du produit intérieur brut».
La Belgique demandait «un maximum de flexibilité»
La Belgique cherchait aussi une certaine souplesse dans cet accord, selon le chef de la diplomatie du pays, Maxime Prévot. Souplesse qui semble, pour l'instant, ne pas avoir été accordée.
«On ne l'a peut-être pas fait via une déclaration tapageuse comme l'Espagne, mais je peux vous assurer que depuis des semaines notre diplomatie s'active pour obtenir les mécanismes de souplesse (...) qui pourront contribuer à alléger la charge de l'effort belge», avait déclaré Maxime Prévot à la radio publique francophone RTBF.
«On demande un maximum de flexibilité, la souplesse est indispensable», avait aussi insisté le ministre belge des Affaires étrangères.
«Il n’y a pas d’exemption», avait martelé un diplomate de l’Otan ce lundi matin. «Aucun allié» ne peut se soustraire à ses engagements, a-t-il insisté.
De son côté, Donald Trump a salué un sommet «fantastique», «un grand succès».