Lundi 7 juillet, Donald Trump a annoncé la décision des États-Unis d'envoyer des armes supplémentaires à l'Ukraine. Le président américain s'est dit «mécontent» à l'égard du dirigeant russe Vladimir Poutine, considérant que les Ukrainiens «sont frappés de manière très, très dure».
Il a changé d'avis. Une semaine après avoir indiqué qu'il cessait de livrer certaines armes à l'Ukraine, Donald Trump a finalement annoncé que les États-Unis allaient «devoir envoyer plus d'armes, principalement des armes défensives» à l'Ukraine. Une décision critiquée par le Kremlin, qui juge qu'elle favorise «la poursuite des hostilités».
Ce revirement du président américain intervient alors qu'il s'est dit «mécontent» à l'égard du dirigeant russe, Vladimir Poutine. Vendredi déjà, au lendemain d'un appel téléphonique, Donald Trump avait déploré que son homologue russe veuille «aller jusqu'au bout, juste continuer de tuer des gens, ce n'est pas bien».
Le président américain avait ainsi laissé entendre qu'il pourrait être prêt à durcir les sanctions contre Moscou, après avoir évité pendant ces six derniers mois d'y recourir alors qu'il tentait de persuader Vladimir Poutine de mettre fin à la guerre.
Impasse diplomatique
Cette décision intervient dans un contexte où la diplomatie est au point mort entre les belligérants. Deux cycles de pourparlers entre Russes et Ukrainiens, organisés en Turquie le 16 mai et le 2 juin, n'ont pas abouti à une percée majeure, et un troisième cycle n'a toujours pas été annoncé.
Vladimir Poutine maintient toujours ses demandes maximalistes, en particulier que Kiev cède à la Russie les régions ukrainiennes annexées et que l'Ukraine renonce à rejoindre l'Otan. Les dirigeants ukrainiens et leurs alliés occidentaux jugent ces conditions inacceptables.
L'Ukraine, pour sa part, exige que l'armée russe se retire entièrement de son territoire, occupé à hauteur d'environ 20 %.
aucune nouvelle aide annoncée depuis janvier
Donald Trump s'est rapproché depuis janvier de son homologue russe Vladimir Poutine, mettant la pression pour obtenir un arrêt des combats, sans toutefois parvenir à des progrès concrets.
De façon inattendue, son gouvernement avait annoncé avoir cessé de fournir certaines armes à Kiev, officiellement en raison d'une inquiétude quant à la baisse des stocks de munitions des États-Unis - le premier soutien militaire de l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe en février 2022.
Des responsables américains se sont efforcés ensuite de minimiser l'impact de cette mesure sans donner plus de détails. Pendant le mandat de l'ancien président Joe Biden, Washington s'était engagé à fournir plus de 65 milliards de dollars d'aide militaire à l'Ukraine.
Donald Trump n'a, lui, pas annoncé de nouvelles aides à Kiev depuis janvier.