Depuis près de deux ans, de nombreux otages sont encore détenus par le Hamas dans la bande de Gaza. Le projet de reconnaissance de la Palestine par l’État français passe mal en Israël notamment sur ce point.
Après l’annonce d’Emmanuel Macron selon laquelle la France allait reconnaître l’État de Palestine, le gouvernement israélien s’est offusqué de la décision du président de la République française. Sur X, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou évoque : «Une telle décision récompense la terreur et risque de créer un autre mandataire iranien, tout comme l’a été Gaza.»
Une décision également incomprise par son président Isaac Herzog : «Cela ne contribuera pas à vaincre la menace terroriste. Et surtout, cela n’aidera certainement pas les otages [israéliens du Hamas] à rentrer chez eux plus tôt », écrit-il sur X, dans un message accompagné de photographies d'otages. Le 7 octobre 2023, 250 civils et soldats israéliens ont été enlevés par les combattants du Hamas et emmenés dans la bande de Gaza.
The French President’s declaration will not advance peace in the Middle East.
It will not help defeat the threat of terror.
And most importantly – it will certainly not help bring them home any sooner.🎗️ pic.twitter.com/meNYogSMSh— יצחק הרצוג Isaac Herzog (@Isaac_Herzog) July 25, 2025
Près de 50 otages restants, près de la moitié serait encore en vie
Actuellement, 49 personnes sont toujours retenues à Gaza par le Hamas, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne, selon l’AFP.
Depuis ces attaques du 7-Octobre et le début de la guerre à Gaza en 2023, l’État israélien est parvenu à récupérer des otages, soit par des interventions de l’armée, soit lors d’échanges de prisonniers organisés à plusieurs reprises lors des négociations de cessez-le-feu. La dernière fois qu’Israël et le Hamas ont conclu un cessez-le-feu, le 1er mars, 33 otages ont été libérés, dont huit étaient morts.
«Nous travaillons de toutes nos forces pour ramener tous les otages, vivants ou morts. Nous ne nous reposerons pas tant que nous n’aurons pas ramené tout le monde à la maison», affirmait Benjamin Netanyahou sur X. Le 27 mai dernier, il assurait que tous les otages seraient ramenés «morts ou vivants».
En annonçant la reconnaissance de la France envers l’État de Palestine, Emmanuel Macron veut croire à une paix possible entre Israël et la Palestine, comprenant la libération des otages. «Il faut immédiatement un cessez-le-feu, la libération de tous les otages et une aide humanitaire massive à la population de Gaza», a-t-il écrit dans son communiqué.