Ce samedi, le pape Léon XIV a reçu au Vatican un haut dignitaire orthodoxe russe. Une première depuis qu'il est devenu le chef de l'Église catholique en mai.
Un premier pas ? Depuis que Léon XIV a été élu à la tête de l'Église catholique, c'est la première fois qu'un haut dignitaire de l'Église orthodoxe russe foule le sol du Vatican. En l'occurrence, il s'agit du «ministre des affaires étrangères» du patriarche russe Kirill plus connu sous le nom de Antoine Volokolamsk.
La rencontre, qui a eu lieu ce samedi, est loin d'être anodine tant les relations entre les deux clergés semblaient se refroidir ces derniers mois : avec d'un côté, le pape Léon XIV appelant le Kremlin à faire un «geste» en faveur de l'Ukraine. Et de l'autre le patriarche Kirill montrant les muscles en qualifiant le conflit en Ukraine de «guerre sainte».
«Une approche équilibrée» sur l'Ukraine
Et pour cause, quelques jours avant la rencontre le métropolite Antoine mettait la pression sur le souverain pontife dans un journal italien en déclarant que le pape François avait «une approche équilibrée» sur l'Ukraine. Les deux hommes s'étaient en effet rencontrés une douzaine de fois avant la mort de ce dernier.
Dans la même interview, le religieux russe s'était également empressé de préciser qu'il ne connaissait pas la position du nouveau pape Léon XIV.
Pour rappel, Léon XIV a reçu le président ukrainien Volodymyr Zelensky au début du mois. Et s'est également entretenu par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine.
Des efforts précédés par une tentative de médiation internationale. Médiation lors de laquelle le pape avait proposé aux belligérants du monde entier de se retrouver au Vatican pour engager des pourparlers de paix.
Déclinant l'invitation, le métropolite Antoine avait affirmé que le Vatican n'était pas un terrain «neutre» pour ce type de pourparlers.