La France a commencé, ce vendredi, les largages de vivres à Gaza. Au total, 40 tonnes d'aides devraient être lâchées sur l'enclave palestinienne. D'autres pays, dont l'Espagne et le Royaume-Uni, ont rejoint l'effort.
40 tonnes d’aide. Ce vendredi, la France a mené un premier largage de vivres à Gaza, a annoncé le président Emmanuel Macron. «Face à l’urgence absolue, nous venons de conduire une opération de largage de vivres à Gaza. Merci à nos partenaires jordaniens, émiriens et allemands pour leur appui, ainsi qu’à nos militaires engagés», a écrit le chef d’État, via X. Il a également partagé une vidéo de l'opération.
Face à l'urgence absolue, nous venons de conduire une opération de largage de vivres à Gaza.
Merci à nos partenaires jordaniens, émiriens et allemands pour leur appui, ainsi qu’à nos militaires pour leur engagement.
Les largages ne suffisent pas.… pic.twitter.com/dEzo3GXmi8— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) August 1, 2025
Selon l’ONU, les habitants de Gaza sont à «risque de famine», après 22 mois de guerre entre Israël et le Hamas : une situation qui inquiète de plus en plus le président français, qui compte reconnaître un État palestinien au mois de septembre.
«Les largages ne suffisent pas», a déploré le leader français, dans le même poste. «Il faut qu’Israël ouvre un plein accès humanitaire pour répondre au risque de famine».
un assouplissement prévu par Israël
Dans le détail, ces colis sont équipés de plusieurs parachutes. D’après les ministères des Affaires étrangères et des Armées, l’aide «comprend plusieurs tonnes de ressources alimentaires livrées lors de différentes rotations aériennes, réparties sur plusieurs jours».
Ce vendredi, en matinée, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, avait rappelé chez nos confrères de Franceinfo que «quatre vols emportant chacun 10 tonnes de fret humanitaire au départ de la Jordanie» devraient rejoindre Gaza.
Israël a très partiellement assoupli, à la fin du mois de mai, un blocus total imposé début mars à Gaza, qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité. L’essentiel des aides entre via la GHF (Fondation humanitaire pour Gaza), soutenue par Israël et Etats-Unis, en quantité jugée largement insuffisante par la communauté humanitaire internationale.
Plusieurs pays occidentaux, dont l'Espagne et le Royaume-Uni, ont décidé ces derniers jours de se joindre aux pays du Moyen-Orient pour envoyer de l'aide par voie aérienne.