Accueillant environ un million de touristes en 2023, les îles Lofoten, un archipel norvégien, sont victimes de surtourisme. La situation empire, les habitants s'inquiètent et dénoncent le comportement des visiteurs.
Le «Hawaï européen» menacé. Entre montagnes, lacs, plages composées de sable blanc et d'eau turquoise... Les îles Lofoten sont devenues de plus en plus prisées. Cet archipel irréel norvégien, dont une de ses plages (Haukland Beach) fait partie des 10 plus belles plages au monde selon le guide du voyage Lonely Planet, se retrouve victime de son succès... victime du surtourisme.
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Un million de touristes en 2023
Composé de sept îles principales au nord-ouest de la Norvège, cet archipel de 25.000 habitants n'a cessé d'accueillir de plus en plus de touristes, notamment depuis le XXIe siècle.
L'une des raisons : l'accès désormais facilité pour y accéder, que ce soit par la route, la mer et l'air. La destination est alors devenue l'une des plus prisées de Norvège, accueillant environ un million de visiteurs en 2023.
Si les réseaux sociaux ont permis une meilleure reconnaissance des îles Lofoten, les habitants ne savent pas sur quel pied danser. D'un côté, ce tourisme a permis la création d'emplois, d'un autre, l'archipel subit les lourdes conséquences de ce surtourisme.
Habitante des Lofoten, Frida Berg est inquiète de l'impact de cet afflux sur le paysage et l'écosystème. «C'est notre chez-nous, pas seulement un décor pour un selfie Facebook. Quand les gens jettent des détritus ou bloquent les routes, c'est tellement frustrant», s'est-elle désolée, dans les colonnes de nos confrères de la BBC.
Comme Frida Berg, d'autres habitants sont gênés par le comportement de touristes. Entre les maisons achetées pour des escapades saisonnières ou des Airbnb, les populations locales sont amoindries, notamment en hiver. A contrario, l'été, les îles Lofoten se transforment en station balnéaire. «Nous ne sommes pas un Disneyworld arctique», s'est plaint Astrid Haugen, une autre habitante interrogée par la BBC.
Face aux problèmes liés à ce tourisme de masse, le gouvernement norvégien a autorisé les municipalités des zones touristiques à instaurer une taxe de séjour courant 2026. Ses revenus devraient ainsi permettre de financer davantage d'infrastructures, de stationnements.