Le Conseil de sécurité de l'ONU va tenir ce mardi une réunion d'urgence sur la question des otages à Gaza, alors que l'indignation grandit quant à leur sort dans l'enclave ravagée par la guerre et menacée par la famine.
«Une réunion d'urgence sur la situation désastreuse des otages à Gaza». Danny Danon, ambassadeur d'Israël aux Nations Unies, a annoncé dimanche dernier une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur les réseaux sociaux, quelques jours après la publication de vidéos montrant deux otages israéliens très affaiblis.
Following my appeal to the President of the UN Security Council, the Council will convene this coming Tuesday for a special emergency session on the dire situation of the hostages in Gaza.
The disturbing images speak for themselves. While a global campaign is being waged against…— Danny Danon (@dannydanon) August 3, 2025
La publication depuis jeudi par le mouvement islamiste palestinien et son allié du Jihad islamique de trois vidéos montrant ces deux otages israéliens ont provoqué un vif émoi et ravivé en Israël le débat sur la nécessité d'arriver au plus vite à un accord pour leur libération.
Les captifs ont été enlevés lors de l'attaque terroriste sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.
De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a sollicité dimanche l'aide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) «pour fournir de la nourriture» et «un traitement médical» aux otages. Peu après, la branche armée du Hamas a affirmé être prête à répondre «positivement» à toute demande du CICR, mais a exigé au préalable «l'ouverture de corridors humanitaires (...) pour le passage de nourriture et de médicaments» dans la bande de Gaza.
l'aide humanitaire en question
Les Brigades Izz al-Din al-Qassam «ne privent pas délibérément les prisonniers de nourriture», a soutenu le mouvement terroriste, ajoutant que les otages «ne recevront aucun traitement de faveur tant que se poursuivront le blocus et la politique de famine».
Les vidéos publiées par le Hamas font ainsi référence à la situation humanitaire dans la bande de Gaza. Et pour cause, le territoire palestinien, totalement dépendant de l'aide humanitaire, est menacé d'une «famine généralisée», selon l'ONU.
En outre, les organisations internationales dénoncent des entraves répétées des autorités israéliennes qui alimenteraient le désordre. Selon des sources humanitaires et des experts l'aide, qui arrive au compte-gouttes, est aussi pillée par des gangs dans le plus grand chaos.
Sur les 251 personnes enlevées le 7-Octobre, 49 restent retenues à Gaza - dont 27 déclarées mortes par l'armée israélienne - après deux trêves ayant permis la libération des autres.