Dans une audience générale tenue sur la Place Saint-Pierre de Rome mercredi, le pape a rappelé «l'horreur» qu'ont causé les bombardements atomiques sur les villes japonaises de Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945. Le souverain pontife a également plaidé pour un désarmement nucléaire.
Une prise de parole forte. À l'occasion du 80e anniversaire des bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki par les Etats-Unis, les 6 et 9 août 1945, le premier pape américain de l'Histoire a affirmé que «les armes nucléaires offensent notre humanité commune» et «trahissent la dignité de la création».
À notre époque marquée par des tensions et des conflits mondiaux croissants, Hiroshima et Nagasaki sont des «symboles de mémoire» qui nous exhortent à rejeter l'illusion d'une sécurité fondée sur la destruction mutuelle assurée. Nous devons plutôt forger une éthique mondiale…
— Pape Léon XIV (@Pontifex_fr) August 6, 2025
Lors d'une audience générale, tenue sur la Place Saint-Pierre, à Rome, le souverain pontife a exprimé son «respect» pour les survivants de ces attaques, citant leur nom japonais, les «hibakusha».
La dissuasion nucléaire, une illusion selon le pape
Leur témoignage constitue «un appel opportun à chacun d’entre nous pour construire un monde plus sûr et favoriser un climat de paix», a ajouté Léon XIV, citant ensuite l'un d'entre eux, Takashi Nagai, qui assurait dans un essai publié en 1979 que «la personne d’amour est la personne de “bravoure” qui ne porte pas les armes».
Le pape a ensuite martelé que «la paix véritable» exige «que l’on dépose courageusement les armes, en particulier celles qui ont le pouvoir de provoquer une catastrophe indescriptible», appelant à «rejeter l’illusion d’une sécurité fondée sur la destruction mutuelle assurée», soit le principe de dissuasion nucléaire.
La communauté internationale doit tendre vers une «éthique mondiale enracinée dans la justice, la fraternité et le bien commun» afin d’instaurer «une paix désarmée et désarmante», a conclu le souverain pontife.