Donald Trump a affirmé ce lundi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qu'il doit recevoir dans les prochaines heures, pouvait mettre fin à la guerre avec la Russie «presque immédiatement», excluant que Kiev récupère le contrôle de la Crimée annexée par Moscou en 2014 et entre dans l'Otan.
Des concessions douloureuses à envisager pour Kiev. Le président américain Donald Trump n'y est pas allé avec le dos de la cuillère ce lundi, comme à son habitude, excluant avec vigueur que l'Ukraine puisse récupérer le contrôle de la Crimée annexée par la Russie en 2014, ou encore que le pays puisse faire partie de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord.
«Le président ukrainien Zelensky peut mettre fin à la guerre avec la Russie presque immédiatement s'il le veut, ou il peut continuer à combattre. Souvenez-vous comment cela a commencé. Pas question de récupérer la Crimée donnée par Obama (il y a 12 ans, sans qu'un seul coup de feu ne soit tiré) et PAS QUESTION POUR L'UKRAINE D'ENTRER DANS L'OTAN», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, à quelques heures d'une rencontre cruciale avec son homologue ukrainien à la Maison Blanche, accompagné de plusieurs représentants européens.
Après le sommet Trump-Poutine en Alaska (États-Unis) qui n'a débouché sur aucune annonce concrète, les dirigeants européens font ainsi bloc autour du président ukrainien Volodymyr Zelensky. La veille, la «coalition des volontaires» - qui rassemble les soutiens de Kiev, la plupart des grands pays européens, l'UE, l'Otan et des pays non-européens comme le Canada - a examiné ce que pourraient être les contours d'un éventuel accord de paix Ukraine-Russie.
Une unité européenne à faire valoir au décisionnaire solitaire
Résultat d'intenses tractations diplomatiques, la rencontre de Washington autour du président américain Donald Trump sera une première depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, en février 2022. Et c'est aussi le grand retour de Volodymyr Zelensky dans le bureau ovale - que la presse a rebaptisé depuis le «bureau des embuscades» -, six mois après avoir été réprimandé et humilié par Donald Trump et son vice-président JD Vance devant les télévisions du monde entier.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président finlandais Alexander Stubb et le chef de l'Otan Mark Rutte ont confirmé leur présence.
Le dirigeant ukrainien a salué cette «unité» européenne lors d'un point de presse à Bruxelles, ajoutant ne pas savoir «exactement» de quoi les présidents russe et américain avaient parlé en Alaska.