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Donald Trump reçoit le président sud-coréen ce lundi pour évoquer le conflit avec la Corée du Nord

[REUTERS/Jonathan Ernst/File Photo]

Le président américain Donald Trump doit rencontrer ce lundi son homologue sud-coréen, Lee Jae-myung, dans l'espoir de se rapprocher de la Corée du Nord, qui ne cesse de brandir la menace nucléaire face à ses voisins. 

La volonté d'un apaisement. Si Donald Trump répète à l'envi avoir mis fin à six ou sept guerres en sept mois, il est loin d'être parvenu à maîtriser la menace nucléaire de la Corée du Nord, malgré trois rencontres avec le dirigeant Kim Jong-un lors de son premier mandat.

La région Asie-Pacifique est la priorité absolue des Etats-Unis, quels que soient les gouvernements démocrates ou républicains, et le milliardaire américain a l'occasion lundi de tenter de peser sur ce conflit jamais réglé entre les deux Corées - un risque pour toute la région - en recevant son homologue sud-coréen Lee Jae-myung, partisan d'un dialogue avec Pyongyang.

Donald Trump, ex-magnat de l'immobilier adepte d'une diplomatie personnelle et transactionnelle, «à l'instinct» selon ses mots, a une «appétence pour faire les gros titres des médias», résume Victor Cha, qui fut conseiller sur l'Asie du président républicain George W. Bush (2001-2009).

Après «un sommet en Alaska (avec le président russe Vladimir Poutine) qui ne s'est pas déroulé comme il le voulait, le président pourrait être bien plus motivé par cette rencontre avec la Corée du Sud, pour qu'il sorte un très bon» résultat, prédit cet expert de la péninsule coréenne, membre du centre d'analyse Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington.

Une entente de courte durée

A noter que Donald Trump et Kim Jong-un se sont vus trois fois lors de sommets historiques : à Singapour le 12 juin 2018, à Hanoï le 28 février 2019 et à la toute fin juin 2019, sur la ligne d'armistice démilitarisée de 1953, que le président américain avait franchi symboliquement pour faire quelques pas sur le sol nord-coréen.

Mais en dépit du fait que, d'après le président Trump, les deux hommes soient «tombés amoureux» l'un de l'autre, leurs rencontres n'ont produit aucune avancée majeure. Et la Corée du Nord de 2025 est bien différente de celle de la fin des années 2010.

Le pays est certes l'un des plus isolés et sanctionnés de la planète, il n'a jamais fléchi ses programmes nucléaire et balistique militaires et s'est allié à la Russie en lui envoyant plus de 10.000 soldats et des armes pour sa guerre contre l'Ukraine, selon les services de renseignement sud-coréen et américain. «S'il fallait retenir une seule raison pour laquelle la Corée du Nord n'a que faire d'un dialogue avec la Corée du Sud et les Américains, c'est parce qu'elle reçoit tout de la Russie», analyse Victor Cha.

Même le successeur et prédécesseur de Donald Trump, Joe Biden (2021-2025), avait tenté de renouer avec des responsables nord-coréens, sans succès. Le nouveau président américain, qui en sept mois a bouleversé l'ordre diplomatique et économique international, pourrait trouver un allié pour se rapprocher du Nord en la personne du président Lee. Le nouveau dirigeant sud-coréen a succédé au conservateur Yoon Suk Yeol, destitué après avoir tenté d'imposer la loi martiale.

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