Deux indonésiens ont été frappés publiquement à coups de fouet à 76 reprises chacun ce mardi, dans la province conservatrice d'Aceh, jugés coupables d'avoir eu des relations homosexuelles par un tribunal appliquant la loi islamique stricte.
Une pratique soutenue par la population locale. Ce mardi, une dizaine d'Indonésiens ont été fouettés dans un parc de Banda Aceh, une ville située dans la province ultraconservatrice d'Aceh, où est appliquée très strictement la charia.
Parmi eux, deux hommes accusés d'avoir entretenu une relation homosexuelle ont été flagellés à 76 reprises chacun avec un bâton en rotin en présence d'une petite foule.
Une pratique soutenue par les habitants
En avril dernier, la police locale chargée de l'application de la loi islamique les avait surpris ensemble dans des toilettes publiques, situées dans le même parc où s'est déroulée la flagellation, après avoir été dénoncés par un passant, d'après Roslina A. Djalil, responsable des forces de l'ordre.
Les autres suppliciés, trois femmes et cinq hommes, ont été reconnus coupables de divers crimes, notamment d'avoir eu des relations sexuelles hors mariage, des contacts homosexuels étroits ou d'avoir participé à des jeux d'argent en ligne.
En Indonésie, plus grand pays du monde à majorité musulmane avec 283 millions d'habitants, seule la province d'Aceh applique rigoureusement la charia, après avoir obtenu une autonomie spéciale en 2001.
Si les organisations de défense des droits humains condamnent les coups de fouet en public, la pratique bénéficie d'un fort soutien au sein de la population.