Les manifestations qui secouent la capitale du Népal depuis ce lundi sont hors de contrôle. Des milliers de personnes ont envahi des bâtiments officiels afin d'y mettre le feu. Le siège du gouvernement, le Parlement et la résidence présidentielle ont été incendiés.
Les institutions de l'Etat népalais brûlent. Ce lundi, les habitants de Katmandou, la capitale du petit pays himalayen, ont envahi les rues pour protester contre le blocage des réseaux sociaux décidé par le gouvernement et pour dénoncer la corruption de la sphère politique.

Mais après que la police a effectué des tirs à balles réelles sur les manifestants, tuant au moins 19 personnes et faisant plus de 400 blessés, la situation est devenue explosive.
Le siège de toutes les institutions en flamme
En pleine annonce de la démission du Premier ministre, Sharma Oli, des milliers de Népalais ont envahi l'enceinte du Parlement, avant d'y mettre le feu.

Peu de temps après, une foule compacte s'est rendue près des autres lieux de pouvoir avec le même objectif.

La résidence officielle du président, qui a appelé au calme durant l'après-midi, a été incendiée, à l'instar du siège du gouvernement et de celui de plusieurs formations politiques, dont le Parti communiste au pouvoir.
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‼️ Le quartier général du Parti communiste népalais a également été pris pour cible plus tôt dans la journée. https://t.co/vpykiNSnKtpic.twitter.com/OmcLKwonyN— NEXUS (@nexus_osint) September 9, 2025
La Cour suprême, qui avait imposé la mise en place d'une réglementation des réseaux sociaux à l'origine de leur blocage par le gouvernement, a aussi été détruite.
Les Nations unies appellent au calme
Un peu plus tard dans la journée, l'immeuble abritant le plus grand média du Népal, Kantipur Publications, a été, lui aussi, incendié.
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‼️Le bureau de Kantipur Publications, le plus grand média du Népal, a été incendié à la suite des manifestations. pic.twitter.com/0ka4Ip0hGF— NEXUS (@nexus_osint) September 9, 2025
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, s'est dit «consterné par l'escalade de la violence» et a appelé au dialogue dans le parti. Mais les protestataires, principalement de jeunes hommes, ne comptent pas arrêter leur mobilisation.
«Le gouvernement est tombé, les jeunes ont gagné et pris le contrôle du pays», s'est réjoui l'un d'eux auprès de l'AFP, «l'avenir est à nous».
L'aéroport de Katmandou est resté ouvert, mais des vols ont été annulés en raison d'une moindre visibilité due à la fumée des incendies, a déclaré son porte-parole, Rinji Sherpa. La manière dont la situation va évoluer dans les prochains jours demeure incertaine.