Face à l'annonce de nouvelles mesures drastiques afin de relancer l'économie de la Grèce, un appel à la grève générale a été lancé ce mercredi 1er octobre. Le possible passage à une journée de travail de treize heures chez le même employeur est notamment largement décrié.
Plus de la moitié de la journée au travail. En Grèce, les autorités tentent coûte que coûte de relancer l'économie.
Pour ce faire, de nombreuses mesures ont été annoncées, dont la possibilité d'une journée de travail allant jusqu'à treize heures au sein de la même entreprise.
La nouvelle réglementation prévoit également un plafonnement des heures supplémentaires à 48 heures par semaine, avec un maximum de 150 heures supplémentaires autorisées par an.
Des décisions qui ne sont pas au goût des travailleurs du secteur public qui ont décidé de lancer une grève générale dans tout le pays ce mercredi.
les trains à l'arrêt dans la capitale
Ainsi, les ferries qui devaient arriver en Grèce ont été bloqués et les transports publics sont perturbés avec un arrêt complet de la circulation des taxis et des trains pendant les vingt-quatre prochaines heures à Athènes.
Les syndicats affirment que les nouvelles règles rendent les travailleurs vulnérables aux abus du droit du travail de la part des employeurs.
«Nous disons non aux treize heures. L'épuisement n'est pas synonyme de développement, la tolérance humaine a des limites», a déclaré la Confédération générale des travailleurs de Grèce, le syndicat qui chapeaute le secteur privé, dans un communiqué. Le syndicat réclame une semaine de travail de 37 heures et demie et le retour aux conventions collectives, rapporte ABC News.
De nombreuses manifestations sont prévues ce mercredi dans tout le pays, dont deux dans le centre de la capitale, Athènes.