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Minerais critiques, produits de la mer : le Groenland et le Royaume-Uni sur le point de conclure un accord historique

Ces négociations interviennent plusieurs mois après que Donald Trump a déclaré vouloir annexer le Groenland. [REUTERS]

Dans un communiqué publié ce vendredi, le département des Affaires et du Commerce britannique a annoncé que des négociations avaient lieu entre les deux pays au sujet des minerais critiques et des importations de produits de la mer, le but étant de réduire leur dépendance aux «marchés mondiaux volatiles».

Un accord qui pourrait bien être le premier du genre au Groenland. Dans un communiqué publié ce vendredi, le département des Affaires et du Commerce britannique a annoncé que des discussions entre l’immense territoire autonome danois et le Royaume-Uni étaient en bonne voie, pour conclure un accord de libre-échange sur les minerais critiques comme le graphite.  

Ces négociations interviennent plusieurs mois après que Donald Trump a déclaré vouloir annexer le Groenland «pour des raisons de sécurité nationale et de liberté dans le monde». En effet, cette île immense d’un peu plus de 2 millions de km2 renferme 40 des 50 minerais qu'il serait vital de posséder, selon les Etats-Unis.  

D'après les Américains, obtenir la mainmise sur le Groenland permettrait de s’émanciper de l’influence chinoise qui représente à elle seule environ 69 % de la production mondiale de minerais de terres en 2023, selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS). Une ambition qui semble aussi partagée par le Royaume-Uni, d’autant plus que ses entreprises détiennent un tiers des licences d’exploitation minière sur cette terre glacée.  

«Développer ces chaînes d'approvisionnement de manière responsable, en collaboration avec le Groenland et nos partenaires, permettra de protéger des industries stratégiquement importantes, de renforcer la sécurité économique à long terme du Royaume-Uni et de l'Europe, et de réduire la dépendance vis-à-vis des marchés mondiaux volatiles», a ainsi déclaré le gouvernement britannique dans son communiqué.

Des prix en baisse

Eldur Olafsson, le Président-directeur général de la société minière britannique cotée en bourse Amaroq Ltd, a assuré que cet accord serait «une bonne nouvelle pour le secteur minier émergent du Groenland et réaffirmerait l'importance stratégique de ses ressources minérales pour l'économie mondiale».

«En tant que société minière et d'exploration la plus active au Groenland, notamment dans le domaine des métaux critiques tels que le cuivre et le nickel, nous sommes impatients de collaborer avec le Royaume-Uni afin de mettre en place une chaîne d'approvisionnement durable pour ces matériaux essentiels», a-t-il ajouté.

Dans un autre registre, les deux parties ont aussi abordé la question des importations de produits de la mer au Royaume-Uni. Depuis le Brexit, ces derniers ont été soumis à des droits de douane pouvant atteindre les 20%, a rappelé le département des Affaires et du Commerce. En cas d’accord, la tendance pourrait s’inverser, d'autant plus que le Royaume-Uni achète chaque année plus de 80 millions d’euros de produits de la mer au Groenland.

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