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Brésil : pourquoi le discours d'Emmanuel Macron, en marge de la COP30, est-il attendu ce jeudi ?

Le président français veut «valoriser les résultats obtenus» depuis l'accord de Paris «pour lutter contre le réchauffement climatique». [REUTERS/Stephane Mahe/Pool]

En déplacement au Brésil où doit se tenir la COP30, Emmanuel Macron va prononcer un discours attendu ce jeudi lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement prévu en amont de la conférence sur le climat.

Au cœur de l'Amazonie, la ville de Belém, au Brésil, accueille cette année la COP30, du 6 au 21 novembre. Juste avant le début de la conférence de l'ONU sur le climat, les chefs d'Etat et de gouvernement seront réunis ce jeudi lors d'un sommet au cours duquel Emmanuel Macron prononcera un discours attendu.

Dix ans après l'accord de Paris, ce sera l'occasion pour le président français de «valoriser les résultats obtenus depuis lors pour lutter contre le réchauffement climatique». Selon l'Elysée, il «appellera également à une ambition forte et renouvelée pour l’action climatique multilatérale, au service de résultats concrets».

Les autres dirigeants participant au sommet convoqué par le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva feront également le bilan des transformations permises par l'accord de Paris et présenteront leurs trajectoires nationales de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Ensemble, il travailleront sur «l'amélioration de la protection des forêts ainsi que sur la concrétisation de la feuille de route de finance climat décidée l'année dernière à Bakou».

Un texte adopté «dans la douleur»

Les Vingt-Sept ont peiné à se mettre d'accord sur leurs objectifs climatiques en 2035 et 2040 avant la COP30, au point de craindre d'arriver les mains vides. Finalement, l'Union européenne (UE) a arraché mercredi un compromis, au prix d'une série de concessions pour rallier des Etats réticents, Italie en tête.

Concrètement, l'ambition de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 90% en 2040 par rapport à 1990 est maintenue, mais avec une souplesse beaucoup plus importante que ce que souhaitait la Commission européenne au départ.

Pour baisser les émissions de 90%, les Européens pourront acquérir 5% de crédits carbone internationaux qui financeraient des projets en dehors de l'Europe, un dispositif très critiqué par les organisations environnementales. Et le compromis adopté à la majorité qualifiée ouvre également la porte à 5% supplémentaires de ces crédits lors d'une prochaine révision de cette loi climat.

Les Vingt-Sept ont en outre soutenu le report d'un an, de 2027 à 2028, de l'extension du marché du carbone au transport routier et au chauffage des bâtiments, ainsi qu'une clause de révision, qui permettrait d'ajuster l'objectif 2040 au fil du temps s'il s'avérait trop difficile à atteindre.

Les ONG ont critiqué ces concessions et la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a reconnu «une pression italienne forte» ainsi qu'un texte adopté «un petit peu dans la douleur». Elle a toutefois assuré que la France demeure «extrêmement satisfaite» des ambitions affichées par l'Europe à la COP.

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