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Irak : vote anticipé des forces de sécurité pour les législatives du 11 novembre

Plus de 7.700 candidats sont en lice, dont près d’un tiers de femmes. [© AHMAD AL-RUBAYE / AFP]

Les forces de sécurité irakiennes ont commencé à voter par anticipation avant les législatives du 11 novembre. Un enjeu politique majeur pour l’Irak, mais aussi pour l’Iran, qui observe ce scrutin de près afin de préserver son influence dans un contexte régional moins favorable.

Un scrutin sous haute tension. À Bagdad, les urnes se sont ouvertes dès l’aube pour 1,3 million de militaires et policiers chargés d’assurer la sécurité du scrutin. Ils votent ainsi trois jours avant le reste du pays. Au total, 21 millions d’Irakiens sont attendus pour élire 329 députés.

Ce rendez-vous électoral est le sixième depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, a rappelé l'AFP. Conformément à la tradition du système de partage du pouvoir irakien post-2003, le Parlement désignera ensuite un président, réservé à un membre de la communauté kurde, avant de choisir un Premier ministre, traditionnellement issu de la communauté chiite, à l’issue de longues négociations entre partis.

Des sièges réservés aux minorités

Plus de 7.700 candidats sont en lice, dont près d’un tiers de femmes. Un quota garantit que celles-ci occupent au minimum 25 % des sièges, et neuf places sont réservées aux minorités religieuses et ethniques.

En 2021, le mouvement de Moqtada al-Sadr avait remporté le plus grand nombre de sièges, avant de quitter le Parlement, permettant à la coalition pro-iranienne «Cadre de coordination» d’accéder au pouvoir avec Mohamed Chia al-Soudani comme Premier ministre.

Ce mouvement sadriste a décidé de boycotter les élections, malgré son influence majeur en Irak. Le calme de ce scrutin a également été perturbé suite aux disqualifications de 848 candidats par les commissions électorales. Un climat dénoncé par l'Observatoire irakien des droits de l'Homme.

Téhéran garde une influence notable à Bagdad via des partis chiites et des groupes armés alliés. Mais ses positions régionales ont été fragilisées par les conflits récents, notamment au Liban, à Gaza et au Yémen, ainsi que par la perte d’alliés dans la région. L’Iran voit désormais ce scrutin comme un moyen de consolider son influence en Irak.

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