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«Une tendance extrêmement dangereuse» : la Chine s'oppose fermement au déploiement de missiles japonais sur une île près de Taïwan

Pékin hausse le ton face à Tokyo. [Pedro Pardo / AFP]

Face à la volonté japonaise de déployer des missiles sol-air sur Yonaguni, l’île nippone la plus proche de Taïwan, la Chine a dénoncé fermement ce lundi 24 novembre ce projet qu’elle juge «dangereux». Un nouveau dossier ravivant encore un peu plus les tensions entre les deux puissances asiatiques 

Pékin hausse le ton face à Tokyo. Ce lundi, le ministère chinois des Affaires étrangères a réagi aux propos tenus dimanche par le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi, selon lesquels le projet d’installer des missiles sur l’île japonaise de Yonaguni, située à seulement 110 kilomètres de Taïwan, était «en bonne voie». 

Pour Mao Ning, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, «le déploiement d'armes offensives par le Japon sur les îles du sud-ouest voisines de Taïwan vise délibérément à créer des tensions régionales et à provoquer une confrontation militaire». «Cette tendance, conjuguée aux propos erronés de la Première ministre (japonaise) Sanae Takaichi, est extrêmement dangereuse», a-t-elle ajouté lors d’un point presse régulier. 

Effectivement, depuis que la Première ministre japonaise a affirmé le 7 novembre que des opérations armées contre Taïwan justifieraient une intervention militaire japonaise pour défendre l’île, la Chine et le Japon se sont engagés dans de nouvelles et vives tensions. 

Taïwan au cœur des querelles 

La Chine, qui revendique Taïwan comme faisant partie de son territoire, voit dans les paroles du ministre japonais de la Défense une provocation. Mais pour Mao Ning, la Chine ne se laissera pas faire et «est déterminée et capable de défendre sa souveraineté territoriale nationale». 

«La Chine ne permettra jamais aux forces japonaises d'extrême droite de renverser le cours de l'histoire, elle ne permettra jamais les ingérences de la part de forces extérieures dans les affaires taïwanaises, ni la renaissance du militarisme japonais», a-t-elle déclaré en se référant à la défaite du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Quant au gouvernement taïwanais, ce dernier a lui défendu les propos de Shinjiro Koizumi. Le vice-ministre taïwanais des Affaires étrangères Wu Chih-chung, considère que le Japon «a le droit de faire le nécessaire pour protéger la sécurité de son propre territoire». «Nous pensons que cela sert nos intérêts nationaux puisque le Japon n'a aucune revendication territoriale, ni aucune hostilité à l'encontre de Taïwan», a-t-il ajouté. 

Yonaguni abrite depuis 2016 une base des Forces d'autodéfense japonaises, malgré les objections initiales des habitants.

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