Quatre Français, arrêtés le 19 octobre dernier en Australie, sont actuellement en attente de leur condamnation. Ils sont accusés d'avoir cambriolé une maison. Leur butin est estimé à environ 10 millions de dollars.
Un cambriolage «digne d'un film», a souligné Mark Battye, un policier australien. Quatre Français, accusés d'avoir cambriolé une maison à Canberra en Australie et obtenu un butin de près de 10 millions de dollars, ont été arrêtés le 19 octobre dernier à Wentworthville. Ils ont comparu devant le tribunal australien ce jeudi 11 décembre.
Plus de 70 objets, dont des bijoux, des montres et des sacs à main de luxe, ont disparu. «Je fais ce métier depuis longtemps. Je n'ai jamais vu un cambriolage d'une telle ampleur avec des gens qui ont fait le déplacement depuis l'autre bout du monde», a ajouté le policier.
Les quatre Français soupçonnés d'un autre cambriolage
Les faits remontent au 15 octobre dernier, lorsqu'un Mitsubishi Outlander avait été aperçu à proximité de la maison, effectuant plusieurs allers-retours. Deux hommes s'étaient introduis ensuite par effraction afin de récupérer cet important butin.
L'enquête a souligné que le véhicule avait été loué quelques jours plus tôt par un Français arrivé en Australie le 7 octobre, accompagné de trois autres. Remontant le fil de leur forfait, les autorités ont pu localisé le quatuor dans un restaurant KFC le 19 octobre et procédé à leur arrestation.
Surtout, les forces de l'ordre ont découvert un incroyable trésor dans leur résidence de location à Canberra. Si la plupart des objets ont été retrouvés, notamment des sacs à main Hermès, plusieurs manquent encore à l'appel. Et pas des moindres : une montre Richard Mille RM88 Tourbillon Smiley d'une valeur de 5,8 millions de dollars, des bagues Hermès Chaos et Gavroche (76.000 dollars), un collier Van Cleef Seoul (125.000 dollars) et deux montres Patek Philippe estimées à 2,5 millions de dollars et 800.000 dollars.
Ces quatre Français seraient également impliqués dans un autre cambriolage en Australie. Plusieurs objets volés, potentiellement liés à cette effraction, ont été interceptés par les autorités françaises.
«Ces incidents seraient le fruit d'une opération ciblée menée par les auteurs présumés, qui se seraient rendus en Australie spécialement dans le but de commettre ces infractions», détaille dans un communiqué la police australienne.