Alors que les négociations pour mettre fin à la guerre entre l’Ukraine et la Russie se poursuivent, l’Union européenne a proposé de prendre la tête d’une force multinationale pour garantir un cessez-le-feu durable entre les deux nations.
Vers une paix prochaine en Ukraine ? Les négociations pour un cessez-le-feu entre l’Ukraine et la Russie se sont poursuivies à Berlin ces dimanche et lundi. Le gouvernement allemand a indiqué ce mardi 16 décembre que l’Union européenne avait proposé de diriger une force multinationale pour garantir la paix.
Cette proposition d’une «force multinationale pour l’Ukraine» a été faite ce lundi dans la soirée par dirigeants des principaux pays européens - notamment l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne - et de l'UE.
Cette dernière serait composée «de de contributions de nations volontaires, et soutenue par les États-Unis». Selon les déclarations transmises par le gouvernement allemand, qi accueille les négociations à Berlin, elle doit soutenir de manière «durable» une armée ukrainienne de 800.000 hommes.
Par ailleurs, les pays européens ont évoqué «un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu dirigé par les États-Unis».
Des progrès conséquents
Au sortir de ces réunions de négociations, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky s’est félicité des «progrès» qui ont été réalisés lors des discussions. De son côté Donald Trump s’est dit très optimiste quant à la fin rapide de cette guerre.
Les pourparlers de Berlin offrent une «vraie chance pour un processus de paix», a estimé le chancelier allemand Friedrich Merz, jugeant qu'un cessez-le-feu avant Noël ne dépendait «plus que de la Russie».
Un différend de fond demeure toutefois, la question des concessions territoriales de l'Ukraine réclamées par la Russie. «Il existe des questions complexes, en particulier celles concernant les territoires (...). Pour le dire franchement, nous avons encore des positions différentes» avec les Etats-Unis, a reconnu Volodymyr Zelensky
Le document publié par les Européens ce lundi soir n'aborde pas cette question épineuse, insistant sur le fait que les «frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force».
Moscou réclame comme préalable à l'arrêt des combats que l'Ukraine lui cède des territoires restés sous son contrôle dans le bassin du Donbass (est). Une ligne rouge pour Kiev.
Le Kremlin a dit lundi attendre d'être informé par Washington des résultats des pourparlers de Berlin, tout en promettant la veille de «fortes objections».