Les dirigeants européens se sont réunis à l'occasion d'un nouveau sommet de la «coalition des volontaires», à l'Elysée de Paris, ce mardi 6 janvier. Emmanuel Macron a notamment souligné que les garanties de sécurité signées étaient la «clé» d'une «reddition ukrainienne».
Un nouveau pas vers la paix ? A l'occasion d'un sommet regroupant les principaux leaders politiques européens, dont Emmanuel Macron, Keir Starmer (Royaume-Uni) ou encore Volodymyr Zelensky (Ukraine), certaines mesures européennes concrètes ont été officialisées. Une déclaration d'intention sur le déploiement d'une force multinationale après un cessez-le-feu a notamment été signée.
Zelensky, Macron & Starmer sign declaration of intent to deploy multinational forces from France, UK & other Western countries in Ukraine after end of war. Carney says that Canadian forces deployment is possibility. Russia stated that this is red line. pic.twitter.com/nyzbTJu4CL
— Ivan Katchanovski (@I_Katchanovski) January 6, 2026
«Nous avons aujourd'hui, avec les 35 pays qui composent la coalition des volontaires au côté du président Volodymyr Zelensky, et en présence d'une délégation américaine, scellé une avancée considérable, reflétée par la déclaration de Paris des garanties de sécurité pour une paix solide et durable», s'est félicité Emmanuel Macron, devant la presse. «Un signal fort de la volonté européenne de travailler pour une paix globale», selon son homologue ukrainien.
Une solidarité militaire en plusieurs temps
Ce texte tout juste signé par les Etats-membres permet «pour la première fois, de reconnaître une convergence opérationnelle entre les 35 pays concernés, les Etats-Unis et l'Ukraine», a précisé le leader français.
L'une des mesures permises par cet accord est l'apparition d'une force militaire multinationale, à l'étude depuis plusieurs mois, et dont l'objectif est d'«apporter une forme de réassurance le jour d'après le cessez-le-feu», a détaillé le président français. Celui-ci a précisé qu'elle pourrait intervenir «dans les airs, les mers et sur le sol». Il a cependant stipulé qu'elle n'opérerait que «loin de la ligne de contact».
«Nous établissons quels pays sont prêts à prendre part à cette aide et quels pays peuvent intervenir dans quels secteurs de l'armée», a également ajouté Volodymyr Zelensky, précisant que certains points de cet accord restaient à être étudiés.
«Plus forte sera notre défense plus forte sera notre diplomatie»
«Plus forte sera notre défense, surtout la défense anti-aérienne, plus forte sera notre diplomatie», a martelé le dirigent ukrainien, qui a tenu à remercier Donald Trump pour les récentes discussions productives menées avec lui à Mar-a-Lago.
Au sein de la coalition, l'approche travaillée depuis plusieurs mois a également permis de valider la mise en place d'un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, dont le rôle sera donné aux Américains. Le soutien dans la durée des forces armées ukrainiennes, qui sont «la première ligne de défense contre l'agression» a également été discutée, pour que cette «armée puisse dissuader une nouvelle agression». Enfin, Emmanuel Macron a promis de «traduire juridiquement ces engagements pour soutenir l'Ukraine en cas de nouvelle attaque de la Russie», par des mécanismes de solidarité et d'intervention.
Précisant qu'il souhaitait voir «les négociations entrain d'être conduites finalisées le plus vite possible», président français a évoqué le plan de prospérité économique qu'ont également discuté les pays membres à l'occasion de cette déclaration de Paris, sans préciser ce que celui-ci contenait. «A court terme, nous continuerons d'apporter notre aide à l'Ukraine», s'est contenté de souligner Emmanuel Macron.