Le président américain Donald Trump a lancé ce mercredi une nouvelle charge contre la diplomatie climatique, ordonnant le retrait des Etats-Unis d'un traité et du comité scientifique de référence sur le climat.
Des organisations qui, selon la Maison Blanche, ne servent «plus les intérêts américains». Ce mercredi Donald Trump a signé un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de 66 organisations, dont environ une moitié liée à l’ONU.
Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux, conclu en 1992 lors du sommet de la Terre de Rio. C'est dans le cadre de la CNUCC qu'a notamment été signé l'accord de Paris de 2015, dont Donald Trump a claqué la porte une deuxième fois dès son retour à la Maison Blanche il y a un an.
AMERICA FIRST 🇺🇸
Today, President Donald J. Trump signed a Presidential Memorandum directing the withdrawal of the United States from 66 international organizations that no longer serve American interests including:
🔴35-non UN organizations
🔴31 UN entities pic.twitter.com/72pTyV811N— The White House (@WhiteHouse) January 7, 2026
En plus de l'accord de Paris, il a notamment décidé de retirer à nouveau les Etats-Unis de l'Unesco. Il a en outre claqué la porte de l'Organisation mondiale de la santé. Le président républicain a également largement coupé l'aide américaine à l'étranger, amputant les budgets de nombreuses agences onusiennes forcées de réduire leurs activités sur le terrain, comme le Haut-commissariat aux réfugiés ou le Programme alimentaire mondial.
D'autres cibles
Le décret ordonne également le retrait des Etats-Unis du comité d'experts scientifiques de l'ONU sur le climat (Giec), la référence en matière de science climatique, ainsi que d'autres organisations liées à la protection de la planète, comme l'Agence internationale pour les énergies renouvelables et l'Union internationale pour la conservation de la nature.
Le climat n'est pas la seule cible de l'administration Trump qui s'en prend à d'autres principes défendus par les Objectifs de développement durable de l'ONU destinées à améliorer l'avenir de l'humanité, comme l'égalité femme-homme. Le décret publié mercredi ordonne ainsi la sortie des Etats-Unis du Fonds des Nations unies pour la population, spécialisé dans la santé de la mère et de l'enfant, et d'ONU-Femmes.
Egalement sur la liste, l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced). Dans un communiqué, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a accusé les organisations visées de promouvoir une «idéologie progressiste», dénonçant notamment «les campagnes pour «l'égalité de genre» et l'orthodoxie climatique». Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump met en œuvre sa vision de «l'Amérique d'abord».