Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

«Ce serait un excellent rebondissement» : l’ex-président russe Dmitri Medvedev évoque un possible enlèvement du chancelier allemand Friedrich Merz

Dmitri Medvedev, le vice-président du Conseil de sécurité russe, a suggéré l’enlèvement du chancelier allemand Friedrich Merz. [Yulia ZYRYANOVA / SPUTNIK / AFP]

Au lendemain de la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier dernier, l’ancien dirigeant russe Dmitri Medvedev a affirmé que «l’enlèvement du chancelier Merz pourrait être un excellent rebondissement».

Une phrase choc. Adepte des déclarations polémiques, Dmitri Medvedev, actuel vice-président du Conseil de sécurité russe, a suggéré l’enlèvement du chancelier allemand Friedrich Merz lors d’un entretien accordé à l’agence de presse TASS, au lendemain de la capture de Nicolás Maduro par les Etats-Unis. 

Ce dernier a ainsi déclaré que «l’enlèvement du "néonazi" (sic) Merz pourrait être un excellent rebondissement». «Il y a même des raisons de le poursuivre en Allemagne, ce ne serait donc pas une perte, d’autant plus que les citoyens souffrent pour rien», a d’ailleurs ajouté l’ancien chef du Kremlin.

Pourtant, Dmitri Medvedev a dénoncé la capture du président Nicolás Maduro, qualifiant les actions des Etats-Unis comme étant une agression et une violation du droit international. Plus tôt sur X, il avait d’ailleurs estimé que «l’équipe Trump agit de manière dure et cynique pour faire valoir les intérêts de son pays», ajoutant que «la loi du plus fort prime clairement sur la justice ordinaire».

Une condamnation allemande immédiate

Ces mots ne sont pas restés sans réponse. Sebastian Hille, le porte-parole adjoint du gouvernement fédéral, s’est exprimé ce lundi sur la question lors d’un point presse à Berlin. «Comme vous pouvez l’imaginer, nous avons bien sûr pris connaissance de ces déclarations et, comme vous pouvez également vous en douter, le gouvernement fédéral condamne avec la plus grande fermeté toute forme de menaces», a-t-il indiqué.

Il a ensuite assuré que Friedrich Merz était «bien protégé et en sécurité», malgré les intimidations russes. Ce n’est pas la première fois que le chancelier allemand est pris pour cible par Moscou.  

Alors qu’il n’était pas encore à ce poste, Dmitri Medvedev s’était déjà montré très virulent à son égard lorsqu’il avait parlé d’une «guerre d'agression de (Vladimir) Poutine contre l'Europe», en référence à l’invasion de l’Ukraine. «Le futur chancelier Merz accuse la Russie de mener une guerre en Europe et de viser l'Allemagne avec des incendies criminels, des meurtres commandités et de la désinformation», avait alors déclaré Dmitri Medvedev. 

«Tu n'es pas encore au pouvoir, mais tu mens déjà comme Goebbels. L'Allemagne nazie nous a attaqués de cette façon de 1941 à 1945. Nous savons comment ça s'est conclu. Mauvais départ, Fritz !», avait-il ajouté, «Fritz» étant un terme péjoratif utilisé en Russie pour désigner les Allemands à la suite des crimes commis par leurs soldats pendant la Seconde Guerre mondiale. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités