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Mercosur : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen signe ce samedi au Paraguay le traité rejeté par la France

Ce samedi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se rend au Paraguay, afin de signer l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur. [REUTERS/Omar Havana]

Ce samedi, les pays latino-américains du Mercosur et l'Union européenne s'apprêtent à signer l'accord de libre-échange, au Paraguay. Cela, malgré l'opposition de plusieurs pays dont la France.

Un moment crucial, après 25 ans de négociations. Ce samedi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est attendue au Paraguay, afin de signer l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur

La signature aura lieu à 12h, heure locale (16h heure française) à Asuncion, la capitale du pays. Le président, Santiago Peña, et son homologue uruguayen Yamandu Orsi assisteront à la signature. Le président argentin Javier Milei pourrait également être présent. En revanche, le président brésilien, Lula, qui a joué un rôle crucial dans l'avancée du traité, n'assistera pas à la signature de l'accord, selon l'AFP. 

Une signature controversée

Cet accord est sur la table des négociations depuis 1999, entre les membres fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) et la Commission européenne. Si une majorité d'États européens a soutenu le traité, côté français, le gouvernement, qui s'est opposé à l'accord, a surmonté mercredi deux motions de censure déposées à l'Assemblée nationale par LFI et le RN. 

Dans le détail, ce traité, en supprimant une large part des droits de douane, favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Mais il facilite aussi l'entrée en Europe du bœuf, de la volaille, du sucre, du riz, du miel et du soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés. 

Les premiers concernés, les agriculteurs, estiment que ce traité risque de bouleverser l'agriculture européenne avec des produits moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants. Pour exprimer leur mécontentement, ils étaient des milliers à manifester ces derniers jours en France, en Pologne, en Irlande ou encore en Belgique. 

Pour les partisans du traité, en revanche, ce dernier permettra de relancer une économie européenne à la peine et de soigner les relations diplomatiques avec l'Amérique latine. 

Après la signature, le traité devra être ratifié par le Parlement européen. Le scrutin pourrait être serré, même si une majorité semble favorable à l'accord.

Dès mercredi prochain, les eurodéputés se prononceront sur une éventuelle saisine de la justice contre cet accord, laquelle permettrait de décaler de plusieurs mois sa ratification, mais n'empêcherait pas une éventuelle application provisoire.   

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